Hitman : l’épisode 3 à Marrakech disponible à la fin du mois

Hitman : l’épisode 3 à Marrakech disponible à la fin du mois

Alors que le nouvel opus de la franchise Hitman a été lancé en mars dernier avec le prologue et le niveau de Paris, suivi ensuite de l’épisode 2 se déroulant à Sapienza, l’épisode 3 va emmener le célèbre agent 47 à Marrakech dès le 31 mai prochain soit d’ici quelques jours. D’ailleurs, ce nouveau Hitman proposera par la suite de nouveaux contenus incluant notamment trois nouvelles destinations : la Thaïlande, les États-Unis et le Japon. L’épisode 3 : Marrakech d’Hitman sera disponible gratuitement pour les possesseurs de l’Expérience Complète. Les acquéreurs de l’Intro Pack peuvent soit choisir l’Upgrade Pack, disponible au prix de 49.99 euros et leur offrant l’accès à l’ensemble du contenu à venir cette année dès sa sortie tout en leur garantissant de ne manquer aucun des événements spéciaux ou contenus bonus, ou faire l’acquisition de cette destination spécifique au prix de 9.99 euros. Hitman : l’épisode 3 va se passer à Marrakech Pour cette nouvelle mission, l’agent 47 doit se rendre dans la ville de Marrakech où la présence militaire manifeste exacerbe une situation sous haute-tension à quelques heures d’un coup d’État. L’objectif de sa mission pour l’épisode 3 sera d’éliminer le banquier d’investissement privé Claus Strandberg et le général Reza Zaydan. Pour mener à bien sa tâche, l’homme chauve pourra compter sur divers endroits pour se cacher et planifier sa stratégie comme un marché berbère, des allées encombrées d’étalages, des échoppes ou encore des terrasses de toit ombragées. Évidemment, ce troisième épisode offrira encore une fois aux joueurs de nouveaux challenges et opportunités en parallèle de nouveaux contrats Escalade et Cibles Ephémères.

Bandcamp : le streaming n’est pas le futur de l’industrie musicale

Bandcamp : le streaming n’est pas le futur de l’industrie musicale

Alors que Spotify annonçait hier des résultats positifs sur son service de streaming (nombre d’utilisateurs doublés) quoique toujours en déficit (173 millions d’euros de pertes), Bandcamp publiait dans la foulée son rapport financier sur l’exercice 2015, bien loin des résultats négatifs de la première plateforme de streaming mondiale, mais également des résultats globaux de l’industrie musicale. Un succès mérité Si vous ne connaissez pas Bandcamp, vous êtes définitivement trop mainstream. C’est en tout cas ce que pensera tout aficionado du site, qui permet aux artistes de petite et moyenne envergure d’avoir une vitrine de leur discographie sur Internet. Les services de Bandcamp inclus notamment : streaming entier du morceau (contrairement aux ridicules et dépassées 30 secondes d’Apple Music), achat par morceau ou par album, achat numérique ou physique, formats lossy (mp3 V0, V2, CBR) et lossless (ALAC, FLAC), aucun DRM, formats différents disponibles (cassettes, vinyles, CDs). Le site et sa simplicité d’utilisation ainsi que ses fonctionnalités essentielles, que n’offre aucun autre site sur Internet, ont rapidement conquis les artistes comme les utilisateurs. Ainsi, sur l’année 2015, Bandcamp peut se vanter d’avoir vu les fans dépenser $4.3 millions de dollars chaque mois et acheter 25 000 albums par jour — soit un album toutes les 4 secondes. Des résultats très prometteurs Près de 6 millions de fans, dont la moitié sont âgés de moins de 30 ans, ont acheté de la musique sur la plateforme en 2015. Les ventes d’albums numériques ont progressé de 14 % l’année passée, alors qu’elles reculaient de 3 % dans l’industrie musicale ; les ventes de morceaux ont progressé de 11 % sur Bandcamp alors qu’elles baissaient de 13 % au sein de l’industrie ; Bandcamp a vendu 40 % de vinyles et 49 % de cassettes en plus. Les ventes de CDs, de leur côté, ont progressé de 10 % alors qu’elles reculent de 11 % dans le monde. Le site écrit dans son rapport annuel que le streaming payant, de son côté, reste un modèle qui doit prouver son efficacité. Bandcamp offre une alternative au streaming qui « marche réellement » : « Tant qu’il y aura des fans qui se soucient de leurs artistes préférés et qui veulent les aider à continuer à produire de la musique, nous continuerons à apporter cette connexion directe entre les deux parties. » Petite pique envers les services tels qu’Apple Music, le billet poursuit : « Tant qu’il y aura des fans qui veulent être propriétaires de leur musique — non la louer —, notre service continuera d’exister. Nous sommes là depuis 2008 et comptons bien être là en 2028. » On l’espère aussi !

Warcraft : notre critique, garantie sans spoilers

Warcraft : notre critique, garantie sans spoilers

Comme cela a dû être le cas pour Duncan Jones lorsqu’il a reçu la mission d’adapter la licence Warcraft en long-métrage, cette critique de Warcraft : Le Commencement a été particulièrement compliquée à écrire. Un peu comme le réalisateur (Source Code et surtout Moon) qui a dû s’adresser en un seul film à de nombreux publics différents, à savoir les néophytes complets de la saga de Blizzard, les connaisseurs de loin (disons les joueurs de World of Warcraft vaguement impliqués) et les véritables fans qui connaissent le très riche lore sur le bout des doigts et les jeux de stratégies qui datent d’une vingtaine d’années, cette critique doit parler à tous. C’est pourquoi nous sommes partis sur un avis qui ne contiendra pas de spoilers. Sur Azeroth, il n’y a que la guerre (Miaouss, oui la guerre) Comme le sous-titre du film le laisse entendre, Warcraft : Le Commencement se base sur le tout premier RTS de la licence sorti en 1994 : Warcraft : Orcs & Humans. Dans le film écrit par Duncan Jones lui-même et Charles Leavitt (scénariste de Blood Diamond, Au coeur de l’océan…etc.), le spectateur suit la première rencontre et guerre entre les humains d’Azeroth et les orcs de Draenor. Ces derniers, poussés par la destruction de leur monde d’origine générée par le sorcier Gul’Dan, n’ont d’autre choix que d’ouvrir un portail vers le monde d’Azeroth pour s’y installer. Les humains, en paix depuis des années avec les autres races présentes sur le monde d’Azeroth (nains, elfes…etc.), ne voient évidemment pas cette invasion d’un bon oeil et vont tenter de repousser l’envahisseur. Pas de quête compliquée donc, simplement un affrontement épique entre deux peuples. Gul’Dan Heureusement pour lui, Warcraft n’est pas aussi manichéen que peut l’être par exemple un Seigneur des Anneaux. S’il y a bien évidemment des personnages profondément bons et d’autres absolument mauvais, les orcs ne sont pas nécessairement les méchants de l’histoire et les humains ne sont pas tout blancs non plus. Chaque camp est mené par différents personnages charismatiques, motivés pour protéger leur peuple par tous les moyens. Côté défenseurs on trouve notamment le commandant Anduin Lothar (Travis Fimmel), le Roi Llane Wrynn (Dominic Cooper), sa femme Lady Taria Wrynn (Ruth Negga) ou encore le jeune mage Khadgar (Ben Schnetzer). Chez les envahisseurs le pouvoir se partage plus ou moins entre Gul’Dan (Daniel Wu), Orgrim Marteau-du-destin (Robert Kazinsky), Main-Noire (Clancy Brown) et Durotan (Toby Kebbell). Au milieu de tout ça, il est aussi important de citer deux autres personnages clés : la demi-orc Garona (Paula Patton) et Medivh (Ben Foster), le Gardien d’Azeroth. Khadgar Un univers titanesque et seulement 2h pour l’effleurer Premier constat personnel en sortant de la salle : en un peu plus de 2h de film, Duncan Jones a dû poser les bases d’un univers particulièrement touffu (et encore ce n’est que la pointe de la pointe de l’iceberg, croyez-moi) et a nécessairement été obligé d’opérer des coupes et surtout des ajustements dans l’histoire originale. Certains absolument peu gênants, d’autres véritablement regrettables que l’on espère justifiés dans les prochains films (si prochains films il y a). Nous avons promis de ne pas spoiler, aussi dirons nous simplement que certains personnages voient leur histoire profondément modifiée et que les motivations et origines de certains ne sont pas suffisamment développées. De même, le film ne couvre pas complètement les évènements de la première guerre et tombe un peu court pour fort probablement teaser la suite. En résulte un goût de trop peu pour les connaisseurs, mais un scénario plus aisé à suivre pour les autres qui accepteront de laisser couler quelques éléments. Dalaran déjà dans le ciel, admettons Et puisque l’on évoque un élément moyen, le jeu d’acteur l’est aussi avec autant de performances correctes (notamment chez les orcs dont l’animation est excellente) que de passages un peu feignants. Par ailleurs, nous avons été obligé de voir le film en VF et celle-ci est moins catastrophique qu’attendue. Elle permet même d’ailleurs à Travis Fimmel de davantage sonner comme Anduin Lothar et non Ragnar Lothbrok de Vikings. L’autre problème majeur du film (promis nous évoquons les points positifs juste après), c’est son évident cahier des charges Hollywood. Avec Legendary Pictures ou encore Universal Pictures aux manettes et dès le premier trailer, il était évident que Warcraft auraient des conditions à remplir pour entrer dans la case blockbuster. Cela se traduit notamment par une mise en avant à outrance et une romance inutile de Garona (probablement le moins bon personnage du film) ou encore d’un certain côté « sidekick rigolo malgré lui » de Khadgar. Heureusement, Duncan Jones parvient à limiter la casse et même à imposer un rythme un peu atypique (et correct) pour l’industrie du cinéma. Garona Lok’tar ogar ! Les bons points, donc. Tout d’abord, grâce à son budget élevé de 160 millions de dollars qui a notamment permis d’engager l’expérimenté Bill Westenhofer (Narnia, Life of Pi…etc.) et la compagnie vétérante ILM pour les très nombreux effets spéciaux, Warcraft flatte la rétine. Qu’il s’agisse des décors (Stormwind/Hurlevent <3), de la magie ou encore des orcs (en dehors de Garona, encore une fois), les fans de fantasy en auront pour leur argent. Même chose pour les armes et costumes réalisés par le même studio qui s’est occupé du Seigneur des Anneaux, bien que le côté un peu trop fantasy et cartoon des armures humaines issues du jeu jure régulièrement. Durotan Ensuite, et malgré sa genèse un peu chaotique, le film est pétri de clins d’oeil pour les fans. Et ce, dès l’intro qui est un hommage direct à Warcraft III. Il faudra même probablement plusieurs séances pour tout repérer. Les combats quant à eux, malgré quelques passages un peu en-dessous, sont assez efficaces et le sentiment de supériorité physique des orcs est notamment bien rendu. Enfin, avec notre chronique #OSTgasme, impossible de ne pas évoquer la musique de Ramin Djawadi. Le compositeur de Person of Interest et Pacific Rim réalise ici environ le même travail que dans Game of Thrones, à savoir une bande-son qui fait le job sans spécialement briller en dehors de son ouverture. Ragn… Lothar Warcraft : notre avis Votre ressenti sur le film de Duncan Jones risque très fortement de dépendre de vos attentes et expériences personnelles avec la saga de Blizzard. Il y a aussi à prendre en compte sous quel angle le film est jugé. Ainsi, grâce à un budget bien utilisé et une équipe visiblement motivée (certains acteurs sont d’anciens joueurs de WoW), Warcraft est pour une fois une excellente adaptation tirée d’un jeu vidéo. Ensuite, notamment à cause des codes probablement imposés par Hollywood et à son besoin de satisfaire tous les publics, Warcraft est souvent « le cul entre deux chaises » et peine à dépasser le simple statut de correct film de fantasy et la relance du genre n’est pas assurée. Enfin, Warcraft est un produit fort sympathique qui caresse les fans de la licence dans le sens du poil en multipliant les clins d’oeil pour leur faire oublier les quelques libertés prises. On reconnait aisément les régions du jeu Pour peut-être vous aiguiller un peu plus avec un avis plus personnel, en gros fan exigeant de la licence depuis Warcraft II, la hype que j’entretiens depuis des années pour le film n’a pas été parfaitement satisfaite. Pourtant, je reverrai avec plaisir le film (en VO cette fois !) et j’irai voir la suite sans hésiter. Désormais, ne reste plus qu’à espérer que le succès au box office sera au rendez-vous pour un deuxième film car, sans suite, il s’agirait quand même au final d’un beau gâchis. Nous souhaitons d’ailleurs d’avance bon courage à Duncan Jones ou au réalisateur qui aura la tâche de produire la suite tant l’histoire à venir est encore plus riche.