Galileo, le GPS européen entre enfin en service

Les USA ont GPS, les Russe ont Glonass, les Chinois ont Beidou et maintenant voici Galileo pour l’Europe. Grâce à un effort conjoint des membres de l’Union Européenne, le système de navigation par satellite « made in Europe » a enfin vu le jour. Prévu en 2008 à l’origine, il devrait permettre une plus grande autonomie économique, politique et militaire à l’Europe. Un service qui sera toutefois pour l’instant réservé aux rares propriétaires d’équipements compatibles. Galileo compte 18 satellites Il s’agit d’un premier pas vers une plus grande autonomie technologique de l’Europe. Avec 18 satellites dans l’espace, l’Union Européenne a officialisé le lancement du système de navigation par satellite Galileo. 8 nouveaux satellites devraient être installés entre 2017 et 2018. L’objectif fixé est de 30 satellites à l’horizon 2020. On sera alors au terme d’un projet initié il y a 17 ans et qui a déjà coûté 10 milliards d’euros. « C’est un immense exploit pour l’Europe. Aucun pays européen n’aurait pu faire cela tout seul. Galileo, le système de navigation par satellite le plus précis au monde, devient une réalité », a déclaré la commissaire européenne à l’Industrie, Elzbieta Bienkowska lors de la cérémonie de lancement à Bruxelles. Le défi de la compatibilité A court terme, un problème de taille se pose cependant. Très peu d’équipements sont compatibles avec le système Galileo pour l’instant. Deux téléphones (l’Aquaris X5 Plus de BQ, et le Mate 9″ de Huawei) sont déjà équipés de la puce multisystèmes nécessaire. Les derniers GPS Tom-Tom sont aussi compatibles selon le site officiel. Du côté des voitures, il faudra attendre 2018 pour que tous les véhicules vendus en Europe soient équipés de capteurs Galileo. Le niveau de compatibilité des équipements devrait augmenter rapidement si le système remplit ses promesses. Selon ses concepteurs, il devrait être plus performant que ses concurrents avec une précision de l’ordre du mètre. Un appel de détresse a aussi été intégré. « Aujourd’hui, il faut au moins trois heures pour qu’une personne, perdue en mer ou en montagne soit détectée alors qu’avec Galileo, il ne faudra que 10 minutes », a avancé Lucia Caudet, porte-parole de la Commission européenne. Source : Le Parisien
Crédits Photos : ESA