Roaming dans l’UE : la Commission européenne fait le point

Que vous soyez en week-end à Londres, en Erasmus à Madrid ou pour le travail à Berlin, les frais de roaming dans l’Union Européenne sont encore un véritable problème. La Commission européenne avait garanti en septembre dernier leur disparition d’ici juin 2017. Un communiqué vient de définir les contours d’un projet qui comptera plusieurs dérogations. Les opérateurs fragiles protégés Comment unifier un territoire de 28 pays différents où les tarifs pratiqués varient énormément d’un pays à l’autre ? C’est là le principal défi auquel se heurte la Commission Européenne. En effet, de nombreux opérateurs s’inquiètent que leurs clients en profitent pour s’abonner dans le pays voisin plutôt que chez soi ? Plutôt que de viser une harmonisation des tarifs dans l’Union Européenne, la Commission va donc mettre en place des dérogations pour permettre aux plus fragiles d’échapper à cette obligation. Une demande qui devra être signalée et justifiée avant le 15 juin 2017. Limiter les abus de roaming Le second point d’importance vise à protéger les offres locales qui proposent un accès illimité, comme Free en France par exemple. Pour ne pas mettre en danger ces offres, le roaming pourrait être limité. Problème, la Commission ne définit pas, pour l’instant, à quel niveau elle fixe cette limite. En revanche, elle définit le concept d’abus du roaming gratuit. Elle demande ainsi aux opérateurs de mettre en place « une période d’alerte de 14 jours ». Un délai destiné à permettre aux utilisateurs de se défendre ou d’adapter leur consommation. La balle est maintenant dans le camp des états membres pour rendre cette mesure effective d’ici l’année prochaine comme le pointe la Commission : « C’est maintenant aux États membres de faire en sorte que le projet aboutisse pour leurs propres peuples, en soutenant ce que nous avons proposé.»