Les internautes pourront activer eux-mêmes le « Safety Check » de Facebook

C’est une application de Facebook que les Français connaissent malheureusement bien. Utilisé durant les attentats qui ont touché l’Hexagone,  le « Safety Check » a permis aux utilisateurs résidant en région parisienne  de prévenir qu’ils étaient hors de danger avec un simple clic. Depuis jeudi, n’importe quel membre du réseau social peut activer la fonction sans attendre la réaction des équipes de Mark Zuckerberg. Effet de groupe Si de nombreuses personnes évoquent une catastrophe, un incendie ou encore un tremblement de terre, un message s’affichera désormais pour leur demander s’ils sont en sécurité.  Si c’est le cas, ils seront invités à demander des nouvelles de leurs amis situés dans la même zone géographique. «Nous pensons que les personnes les plus proches d’une catastrophe devraient jouer un rôle plus important dans le déclenchement du Safety Check », explique Naomi Gleit, vice-présidente de Facebook. Facebook veut aussi aider les internautes à travers d’une plateforme d’aide. L’idée ? S’inspirer du hashtag #PortesOuvertes. Celui-ci avait permis  à des internautes de trouver un refuge lors des attentats de Paris et Nice. Les limites de l’outil Donner à la communauté les clés de son outil permet à Facebook de répondre aux critiques. Jusque-là, le réseau avait été critiqué pour son manque de rapidité (attentats de Nice et Bruxelles) ou encore pour avoir ignoré certaines catastrophes (attentat de Beyrouth). Cette démarche comporte toutefois des risques. Comment se prémunir des abus et dérives d’un système ouvert à tous ? Comment faire échec aux « trolls » qui pourraient l’utiliser pour signaler massivement un danger qui n’existe pas ? Des questions bien réelles alors que Facebook est amplement critiqué pour son rôle dans la diffusion de fausses informations. Source : Le Figaro