SpaceX : des premières pistes pour expliquer l’explosion de Falcon 9

Deux mois après l’explosion survenue lors du lancement de sa fusée Falcon 9, SpaceX commence à comprendre un peu mieux les raisons de cet accident. Un temps évoqué, l’hypothèse du sabotage a finalement été écartée par les équipes chargées de l’enquête. Le mois dernier, SpaceX révélait la découverte d’une brèche dans le système d’hélium cryogénique du réservoir d’oxygène liquide. Reste à déterminer l’origine de cette brèche. Falcon 9 : l’enquête sur l’origine de l’explosion avance Le 1er septembre dernier, la fusée Falcon 9 de SpaceX explosait au moment du décollage. Depuis, des scientifiques issus de la société d’Elon Musk ainsi que des experts de la Nasa, de la Federal Aviation Administration (FAA) et de l’US Air Force ont uni leurs forces pour trouver l’origine de cette explosion. Une brèche dans le système d’hélium cryogénique, qui se situe au niveau du réservoir d’oxygène liquide, serait la cause de l’accident. En effet, après plusieurs tests pour recréer les conditions de l’explosion, SpaceX aurait déterminé qu’une erreur dans la pression ou la température de l’hélium aurait pu créer cette  brèche qui a entrainé la destruction de la fusée. « La cause exacte de cette brèche n’a pas encore été confirmée mais notre attention se concentre désormais sur l’un des trois réservoirs COPVs (composite overwrapped pressure vessels) » déclarait SpaceX dans un communiqué. « A travers des tests intensifs au Texas, SpaceX a démontré qu’il peut re-créer une défaillance du COPV entièrement à travers les conditions de chargement de l’hélium. Ces conditions sont principalement affectées par la température et la pression de l’hélium qui est chargé » ajoutait la société d’Elon Musk. Reprise des vols d’ici la fin de l’année SpaceX va donc continuer les tests en se basant sur les récentes avancées de l’enquête. L’entreprise compte reprendre ses vols commerciaux d’ici la fin de l’année. « Nos sites de lancements au Kennedy Space Center, en Floride, et à la base de l’Air Force à Vandenberg, en Californie, devraient être opérationnels d’ici là » indiquait l’entreprise américaine. Source : lepoint.fr