Nasa : les pôles de Jupiter dévoilés par la sonde Juno

La sonde Juno, lancée par la Nasa en 2011 à destination de Jupiter, afin d’analyser l’atmosphère de la plus grande planète du système solaire, a envoyé ses premiers clichés en Haute Définition aux équipes sur Terre. Ces clichés dévoilent les pôles de la planète géante comme on ne les avait encore jamais vus. Les premières photos en Haute Définition de Jupiter Il y a une semaine, la sonde Juno effectuait son premier survol de Jupiter en passant à seulement 4200 kilomètres de la géante gazeuse. Une prouesse qui a permis à la sonde de prendre des clichés inédits de la planète. « Ces images montrent des tempêtes et une activité météorologique qui ne ressemble à rien de ce que nous avons déjà vu, jusqu’ici, sur les autres géantes gazeuses de notre système solaire » indiquait l’agence spatiale américaine. Juno a notamment délivré des images des pôles de Jupiter qui révèlent des activités qui étaient encore inconnues jusque-là. « Les premiers clichés du pôle nord de Jupiter nous paraissent être complètement différents de ce que nous avons vu ou imaginé auparavant », expliquait Scott Bolton, principal scientifique de la mission Juno.  « Les couleurs sont plus bleues que dans les autres parties de la planète et il y a de nombreuses tempêtes et aucun signe des bandes de différentes couleurs que nous avons l’habitude de voir autour de Jupiter », ajoutait-il. Des aurores boréales au pôle sud Grâce à sa caméra, la « JunoCam », mais aussi aux 7 autres instruments embarqués par la sonde, des images inédites, impossibles à prendre depuis la Terre ont pu être récoltées. Pour la première fois des aurores boréales ont pu être observées sur le pôle sud jovien, indiquait la Nasa, et les hauts détails de ces clichés permettront aux scientifiques « d’en apprendre plus sur la morphologie et la dynamiques des aurores ». Vue infrarouge d’aurores boréales prise par un instrument de Juno – capture d’écran du compte Twitter de la Nasa Jupiter est loin d’avoir révélée tous ses secrets et les chercheurs comptent bien sur les données que Juno récoltera durant ses 35 prochains survols de la planète géante pour en percer quelques-uns. Source : lexpress.fr