Mozilla se lance dans un projet open source pour s’attaquer à Google Assistant et Siri

Pour briser l’hégémonie des GAFA qui est en train de se mettre en place dans le domaine des assistants vocaux, Mozilla a décidé de réagir. La fondation va ainsi concevoir un assistant personnel 100% open source. Elle compte pour cela sur le volontariat des bénévoles.Mozilla s’intéresse de plus près à l’intelligence artificielle. Déjà, en 2017, la fondation avait mis sur les rails DeepSpeech, centré sur les potentialités de l’intelligence artificielle. Le but était de créer des prototypes de machines apprenantes et de concevoir des assistants intelligents.Mozilla Common Voice, l’assistant vocal open sourceAujourd’hui, la fondation franchit un nouveau cap, comme elle l’explique sur son blog : « Les interfaces vocales sont la prochaine frontière sur internet. Le projet Common Voice est notre initiative pour construire un corpus global de données ouvertes sur la voix destinées à entraîner des algorithmes de machines learning pour créer les interfaces vocales de demain ».Et d’estimer « que ces interfaces ne devraient pas être contrôlées par une poignée d’entreprises qui deviennent des sortes de garde postés à l’entrée des services impliquant la voix, et souhaitons que les utilisateurs soient compris de manière uniforme, dans leurs propres langages et accents ».Contrer le monopole potentiel des GAFA en matière d’assistants vocauxLe message est clair : il s’agit de contrer l’hégémonie potentielle des assistants vocaux tels que Google Assistant, Siri ou bien encore Alexa et Cortana. Mozilla veut donc proposer un assistant vocal 100% open source. Et bonne nouvelle, le français fait partie des langues couvertes.Common Voice, puisque c’est le nom de ce nouveau projet, a pour but de concevoir un corpus linguistique open source dans un maximum de langues. Pour cela, tout volontaire est le bienvenu. Celui-ci peut donc participer en ligne, soit pour intégrer des phrases, soit pour effectuer le travail de correspondance.On retrouve à l’heure actuelle quatre langues couvertes : l’anglais, le français, l’allemand et le gallois. Toutefois, quarante-trois autres langues sont prévues, parmi lesquelles des langues régionales comme le breton ou le tamoul. Mozilla estime en effet que les langues autochtones constituent « une partie de notre humanité que nous souhaitons absolument conserver ».