Google entraîne une intelligence artificielle à écrire des articles dans Wikipédia

L’être humain va-t-il être supplanté par l’intelligence artificielle en matière d’écriture d’articles ? C’est en tout cas à quoi s’attelle Google Brain, qui a entraîné son intelligence artificielle à rédiger des publications du type Wikipédia…Google Brain, division de la firme consacrée à l’intelligence artificielle, nourrit de gros espoirs en matière de rédaction d’articles Wikipédia. Et les expérimentations menées récemment semblent constituer une première étape pour y parvenir de manière assez satisfaisante. Les chercheurs ont ainsi mis en place un protocole pour évaluer les capacités de leur IA en la matière.Une intelligence artificielle Google capable de rédiger des articles Wikipédia ?Pour rédiger l’article, l’IA pouvait se baser sur deux grands types de sources : l’un basé sur les résultats issus du moteur de recherche Google, en prenant en compte les dix premières pages de résultats, l’autre sur les sources indiquées au sein même des publications Wikipédia.Il faut ensuite que l’IA trouve une manière de réaliser son résumé. Le mode opératoire se déroule alors en deux étapes distinctes : la première consiste en une « synthèse extractive », la deuxième est une « synthèse abstractive ».Une IA capable de rédiger un article Wikipédia ? Oui mais…Il faut tout d’abord que l’IA choisisse une sous-catégorie de données considérée comme la plus importante. Il s’agit, en quelque sorte, d’effectuer une première sélection, sachant qu’à l’heure actuelle, la mémoire du logiciel a encore des capacités restreintes, et que la sélection de textes plus longs capables d’être séquencés sera un vrai défi pour l’avenir.C’est à partir de ces données choisies, que l’IA conçoit un résumé. Si en matière linguistique, les résumés proposés par le logiciel sont dans l’ensemble satisfaisants, tout cela est encore imparfait, les phrases sélectionnées pouvant être répétitives. De même, certains articles issus de l’IA manque de neutralité, la faute à la sélection faite par Google.Bref, l’IA ne sait pas encore bien faire le tri entre sources fiables et suggestives, mais les chercheurs de Google Brain sont satisfaits de ces premiers résultats, considérant que « des recherches plus poussées pour améliorer l’algorithme pourraient être plus fructueuses ». Une optimisation du dispositif est donc tout à fait envisageable dans un proche avenir.