Facebook : d’anciens cadres de l’entreprise s’en veulent d’avoir créé ce “monstre”

De plus en plus de voix d’anciens employés de Facebook s’élèvent pour dénoncer la politique du réseau social, mais surtout, les changements qu’il a provoqués dans nos comportements.Facebook est à n’en pas douter l’un des succès les plus fulgurants dans le monde du web. Il n’aura en effet fallu que quelques mois à la plateforme créée par un geek introverti dans sa chambre d’étudiant pour devenir l’une des entreprises les plus influentes au monde.Bien entendu, Mark Zuckerberg a été très bien épaulé pour faire de son bébé ce qu’il est devenu aujourd’hui. Certains de ces anciens cadres de l’entreprise livrent aujourd’hui leur sentiment de culpabilité pour avoir participé au succès de Facebook à cause de ce que représente désormais la plateforme.Il défend à ses enfants d’utiliser FacebookChamath Palihapitiya fait partie de ces anciennes têtes pensantes de Facebook qui regrettent d’avoir participé à l’aventure. Ce dernier a été vice-président en charge de la croissance de l’audience de Facebook de 2007 à 2011. Une expérience qui lui a permis d’être au cœur de la machine Facebook et qui l’incite désormais à interdire à ses enfants d’utiliser le réseau social (qu’il qualifie par les termes « cette merde »).Dans une conférence relayée par The Verge, Chamath Palihapitiya critique vivement la manière dont Facebook a changé notre manière de vivre nos relations sociales. Selon lui, la plateforme « sape les fondamentaux du comportement des gens » en ajoutant « Je pense que nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social ».Des critiques de plus en plus vivesChamath Palihapitiya n’est pas le premier ancien employé de Facebook à faire part de ses regrets. Le mois dernier, l’ancien président de Facebook, Sean Parker avait de son côté fait part de ses inquiétudes sur les effets de Facebook « sur le cerveau de nos enfants » alors que le réseau social faisait tout pour « exploiter les vulnérabilités de l’être humain ». Il comparait la mécanique du « j’aime » à celle d’une microdose de plaisir injectée directement dans le cerveau à chaque interaction.En règle générale, il est assez paradoxal de constater que la plupart des dirigeants de grandes entreprises de la Silicon Valley interdisent à leurs enfants d’utiliser les produits qu’ils vendent. C’était notamment le cas de Steve Jobs qui faisait tout pour que ses enfants n’utilisent pas les produits de la marque à la pomme.