Civilization VI : l’extension Rise and Fall se date et se précise

Star Wars Battlefront 2 propose 5 modes de jeu multijoueur. Les deux principaux et plus intéressants sont Assaut des chasseurs (des combats à objectifs en vaisseau à 12 contre 12 et avec quelques IA dans l’espace) et Assaut Galactique (des cartes à objectifs au sol à 20 contre 20). À côté, il y a du 4 contre 4 où les joueurs incarnent des héros et vilains célèbres dans un semblant de match à mort bourrin par équipe peu passionnant, du classique match à mort par équipe à 10 contre 10 et enfin un mode à 8 contre 8 où une équipe attaque un objectif défendu par l’autre. Rien de bien original donc, et difficile de ne pas penser à une certaine régression quand Battlefield était capable d’aller jusqu’à 64 joueurs maximum.En jeu, le multijoueur a quelques bonnes idées. La principale, c’est son système de score personnel où chaque action (kill, capture, aide…etc.) rapporte des points qui peuvent être dépensés au moment de la mort pour incarner une unité spéciale ou un héros au round suivant. Plutôt malin et bien mieux que le système de token sur la carte du précédent jeu, car cela pousse à bien jouer et à réfléchir entre incarner rapidement une unité peu coûteuse ou attendre pour incarner le plus puissant des héros au risque de se faire tuer dans la foulée. L’autre choix plus ou moins intelligent concerne la réapparition après la mort, puisqu’au lieu de vous faire réapparaitre immédiatement seul sur la carte, le jeu attend quelques secondes pour faire réapparaitre plusieurs joueurs ensemble en escouade pour renforcer le sentiment de bataille géante (sans pour autant inciter à de la vraie coopération entre joueurs, il ne faut pas trop rêver). Cependant cela ne vaut que si vous jouez seul, car si vous êtes en groupe avec des amis ce système de réapparition n’en aura rien à faire et vous allez vite vous retrouver séparés.L’absence totale de listes de serveurs est en revanche véritablement pénible en 2017 et aucun filtre n’est présent non plus dans les menus. Mais là n’est clairement pas le plus gros problème. En effet, et au-delà du gameplay moyen que l’on trouve déjà en solo, c’est bien le système de progression et le coeur même du game design du multijoueur de Battlefront II qui mériteraient d’être complètement revus. Si les différentes classes introduites dans cet opus (4 à pied et 3 en vaisseau) et héros et unités spéciales jouables sont assez variées, presque tout le reste ne va pas. Par où commencer ? Probablement les Cartes des Étoiles.Chaque classe et héros peut profiter d’améliorations passives ou actives qui boostent ou remplacent les 3 capacités proposées de base. Ces cartes, disposant de 4 niveaux de puissance, déséquilibrent complètement les affrontements car les bonus octroyés sont souvent énormes (réduction du temps de recharge d’une capacité de plusieurs secondes, augmentation de la puissance ou de l’armure de plusieurs dizaines de pour cent…etc.) et ne sont pas contrebalancés par des malus (c’est donc bien un pay-to-win, aucun doute là-dessus). En duel, même si le skill jouera toujours un rôle important, un joueur sans carte sera tout simplement désavantagé contre un autre qui aurait récupéré ou fabriqué des cartes. D’autant qu’il n’y a aucun moyen visuel de savoir ce que l’adversaire possède et vous ne l’apprendrez que plus tard avec la killcam. Car oui, ces cartes peuvent être fabriquées et améliorées avec les maigres ressources données par le jeu (il va falloir vous montrer très patients), mais surtout récupérées au hasard dans des coffres.Ces coffres peuvent être obtenus par plusieurs moyens (achat avec la monnaie du jeu récupérée en jouant, succès en jeu ou encore véritable argent pour le moment désactivé…etc.), mais empêchent d’améliorer spécifiquement une classe ou un héros que vous pourriez apprécier puisque leur contenu est aléatoire. Le coût des quelques héros bloqués est également très élevé et verrouiller du contenu dans un jeu payant derrière de l’aléatoire ou des coûts énormes n’a juste aucun sens en dehors d’essayer de faire craquer le joueur pour sortir la carte bleue pour aller plus vite. De même, le système de montée en niveau des classes et héros lié à celui des Cartes des Étoiles récupérées est inutilement compliqué et frustrant et pour débloquer de nouvelles armes et leurs accessoires il faut accomplir des objectifs complètement à l’opposé de la philosophie du jeu en équipe à objectifs (tuer 50 ou 500 (!) personnes avec telle arme par exemple).Heureusement pour lui, le multi de BFII a sans surprise la même ambiance très soignée que la campagne et certaines cartes sont véritablement scandaleuses de beauté et utilisent sans se retenir des zones célèbres de toutes les ères de la saga. Presque un peu trop d’ailleurs, tant il y a d’éléments à l’écran (pnj, vaisseaux, explosions, animations…) pendant les combats et les énormes icônes “DÉFENDRE” ou “ATTAQUER” sur le HUD ne sont pas de trop pour s’y retrouver dans le chaos ambiant mais nuisent forcément à l’immersion. Malheureusement les sensations elles aussi sont toujours là et, en dehors de quelques armes ou personnages, le manque d’impact ou de recul des armes laser ennuie.Pour conclure, un rapide mot sur ce portage PC. Les options sont nombreuses pour pouvoir atteindre un niveau de performances correct en fonction de votre machine, et on appréciera également la possibilité de changer la langue à la volée et la présence d’une réglette de FOV (malgré une légère déformation de l’image à la 3ème personne même en augmentant que légèrement l’angle). Malgré quelques micros freezes étranges (surtout en DX12 visiblement), sur notre configuration “solide mais pas toute jeune” (Core i5 d’ancienne génération, 16 Go de RAM et GTX 980) le jeu est très souvent largement au dessus des 60 i/s (comme en témoigne le compteur de FPS sur les captures) avec tous les paramètres au maximum en 1080p. L’optimisation proposée est donc assez appréciable, mais c’est bien normal après tout pour un jeu AAA doté d’un tel budget. Ce qui l’est moins en revanche, c’est les problèmes de lag et de déconnexions rencontrés régulièrement durant notre test.