Le FBI peine à déverrouiller le portable du tueur du Texas

Assez rapidement après l’attentat de Sutherland Springs au Texas, qui a fait 26 morts, suite à une fusillade dans une église, le FBI a indiqué que l’auteur de la tuerie était en possession d’un iPhone. Une nouvelle fois de précieuses données pouvant aider les enquêteurs se retrouvent prises au piège dans le smartphone. Le FBI n’a pas accepté l’aide d’Apple pour déverrouiller l’iPhone du tireur Cependant contrairement à l’époque de San Bernardino, une autre fusillade qui avait fait 14 morts, Tim Cook ne s’est pas montré opposé à une collaboration avec la Police… Cette fois, c’est le FBI qui semble snober le PDG d’Apple. La firme de Cupertino avait publié un communiqué de presse précisant qu’une « équipe a immédiatement contacté le FBI après avoir appris de leur conférence de presse mardi que les enquêteurs tentaient d’accéder à un téléphone portable. Nous avons offert notre aide et nous avons dit que nous accélérerions notre réponse à tout processus juridique qu’ils nous enverraient. Nous travaillons avec les forces de l’ordre tous les jours. Nous offrons des formations à des milliers d’agents afin qu’ils comprennent nos appareils et qu’ils puissent demander rapidement des informations à Apple. » Pourtant, malgré la main tendue, le FBI n’a pas réagi et c’est assez dommage car l’iPhone en question disposant de Touch ID, s’est reverrouillé comme le prévoit la protection et oblige désormais à entrer un mot de passe après 48 heures d’inactivité. Un choix dommageable pour l’enquête car à ce moment, seul le doigt du tueur aurait pu suffire à authentifier le terminal, désormais, le smartphone est pratiquement impossible à débloquer. Christopher Combs, le responsable de l’enquête pour le FBI, a expliqué :« Cela souligne un problème auquel nous avons déjà été confrontés avec les avancées de la technologie pour ces téléphones et l’encryptage ». Difficile de comprendre l’attitude du FBI, sauf si certaines intentions sont ailleurs et que les autorités veulent démontrer un problème de données prisonnières des technologies des géants du high-tech, qui obstruent l’action de la justice, afin de légiférer et d’obtenir un backdoor comme elles le réclament depuis longtemps. Sur ce sujet, Laurent Heslault, directeur des technologies Europe chez Symantec avertit : « Si on crée une faille quelconque, elle sera trouvée par d’autres ». Quoi qu’il en soit, cette nouvelle affaire médiatique risque d’alimenter le débat entre  le respect de la vie privée et la sécurité sur le thème du chiffrement des données. Crédits Photos : Instagram capture