Donald Trump veut doter les États-Unis d’une force militaire spatiale

Donald Trump veut doter les États-Unis d’une force militaire spatiale

Dans un discours, le Président des États-Unis a déclaré vouloir établir une force spatiale en tant que sixième branche des forces armées de son pays.Jamais le dernier pour sortir des énormités que personne n’avait vu venir, Donald Trump vient une nouvelle fois de s’illustrer. À l’occasion de la conférence UNISPACE+50 qui se tient actuellement à Vienne et qui a notamment pour but d’évoquer le futur de la coopération spatiale tout en fêtant les 50 ans de la première conférence des Nations Unies sur l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques, le Président des États-Unis a lui décidé de lâcher une bombe.Trump veut ses Space MarinesDans son discours, afin de protéger l’Amérique, il demande directement au Département de la Défense et au Pentagone de “commencer immédiatement le processus nécessaire pour établir une force spatiale en tant que sixième branche des forces armées ». D’après lui, une présence américaine dans l’espace ne suffit pas, et une domination américaine est capitale et très importante. Les 5 branches actuelles sont les suivantes : Air Force, armée de terre, Marines, marine et garde-côtes.Des propos doublement choquantsIl ajoute ensuite : “Nous allons avoir l’Air Force et nous allons avoir la Space Force – séparées mais égales.” Au-delà du fond qui va complètement à l’opposé de l’objectif de la conférence et notamment du sujet du jour (à savoir la gestion du trafic dans l’espace), la forme de ce discours et notamment ces trois derniers mots ont choqué plusieurs personnes. En effet, l’expression “Separate but equal” rappelle Plessy v. Ferguson, un ancien arrêt de la Cour suprême des USA qui autorisait l’imposition de lois dont l’objectif était la ségrégation raciale.Heureusement, cette Space Force déjà évoquée rapidement par le Président il y a quelques mois ne devrait pas arriver tout de suite, d’autant que même si Trump en veut, comme le signale le Sénateur Bill Nelson il devra tout d’abord convaincre le Congrès de la créer et la financer.The president told a US general to create a new Space Force as 6th branch of military today, which generals tell me they don’t want. Thankfully the president can’t do it without Congress because now is NOT the time to rip the Air Force apart. Too many important missions at stake. https://t.co/uYzqg1W8nE— Senator Bill Nelson (@SenBillNelson) June 18, 2018

Mars : la Nasa affirme avoir trouvé des molécules organiques

Mars : la Nasa affirme avoir trouvé des molécules organiques

La Nasa annonce de nouvelles informations sur Mars. Curiosity a ainsi découvert des traces potentielles de vie. Le rover a en effet détecté du méthane ainsi que des molécules organiques qui ont plusieurs milliards d’années.La conférence de presse tenue par la Nasa ce 7 juin a été riche en informations : le rover Curiosity a une nouvelle fois fait d’importantes découvertes concernant Mars. En effet, après étude de plusieurs échantillons prélevés sur la planète rouge, ont été retrouvées des molécules organiques, ainsi que du méthane atmosphérique.De nouvelles découvertes sur Mars grâce à CuriosityCes deux découvertes ont fait l’objet de deux articles dans la revue Science, et évoquent la potentielle vie existante ou passé sur Mars, même s’il est encore trop tôt pour confirmer cette hypothèse. Concernant les molécules organiques, elles ont été découvertes dans des roches datant de plus de trois milliards d’années.Ces types de molécules s’avèrent être des éléments constitutifs à l’apparition de la vie. Et il y a deux possibilités concernant leur origine : soit il s’agit d’un processus exclusivement physique, soit ces molécules signifient qu’il y a eu une vie sur Mars dans le passé.Des molécules organiques et une potentielle vie sur Mars ?Sachant que ces molécules organiques sont apparues en même temps que de l’eau liquide sur Mars et que ces deux éléments réunis ont déclenché la vie sur Terre, la seconde possibilité est tout à fait probable. A cela s’ajoute la présence du méthane, un autre indicateur potentiel de vie sur Mars.En effet, c’est la variabilité saisonnière de ce méthane qui intrigue les scientifiques, d’autant plus qu’un pic survient l’été. Pour notre Terre, ce phénomène est associé à un processus biologique. Mais est-ce la même chose pour Mars ? Nul ne le sait pour l’instant.A l’heure actuelle, on ne connaît pas l’origine de ce méthane, un point qui devrait donner des informations supplémentaires déterminantes. Il faudra patienter jusqu’en 2020 pour en savoir plus sur ce fameux méthane, date à laquelle les Rovers Mars 2020 de la Nasa et ExoMars 2020 de l’ESA débarqueront sur la planète rouge.L’astrobiologiste Jennifer Eigenbrode, du centre Goddard de l’agence spatiale américaine a indiqué : “C’est une avancée significative car cela indique que de la matière organique est préservée dans les environnements les plus difficiles de Mars“, ajoutant : “Curiosity a montré que le cratère Gale était habitable il y a quelque 3,5 milliards d’années, avec des conditions comparables à celles de la Terre en formation, où la vie a évolué à cette période“.

La vie serait revenue rapidement après l’astéroïde tueur de dinosaures

La vie serait revenue rapidement après l’astéroïde tueur de dinosaures

Malgré l’impact terrible de la météorite qui a provoqué l’extinction des dinosaures, la vie a rapidement pris le dessus. Une récente étude évoque seulement deux ou trois ans après la catastrophe.Une étude parue le 30 mai est venue infirmer les affirmations disant que la vie aurait eu beaucoup de mal à réapparaître après l’impact violent d’une grosse météorite de 10 km de diamètre au sud du Mexique, plus exactement au Yucatan. Cet événement, qui date de 66 millions d’années, a mis fin à l’ère secondaire.Une météorite qui a eu un impact terrible sur les dinosauresCette période catastrophique, très délimitée dans le temps, a été dénommée  “Limite CT” pour Crétacé-Tertiaire. Elle correspond à l’extinction massive d’espèces et de diverses formes de vie sur la Terre. A l’exception des ancêtres des oiseaux, les dinosaures ont totalement disparu à la suite de cette météorite, qui a provoqué le cratère de Chicxulub.On estime que les autres formes de vie ont disparu de 50 à 75% durant cette période. Toutefois, contrairement à ce que disent les anciennes études sur le sujet, la vie n’a pas mis un temps long pour réapparaître, ce serait même plutôt le contraire.Une nature résiliente et la vie qui a rapidement pris le dessusEt c’est une étude récente qui l’affirme. Publiée dans la revue Nature et issue de chercheurs américains de l’Université du Texas, celle-ci estime que la vie a redémarré rapidement après le crash de la météorite, même sur la zone impactée. Les chercheurs ont suivi un protocole très strict et ont prélevé des fossiles dans le cratère de Chicxulub.Ils ont alors découvert des traces de vie marine ayant quelques milliers d’années, et cela après l’impact. Jusqu’à présent, on pensait qu’il avait fallu jusqu’à 300 000 ans pour que ces zones voient réapparaître des formes de vie.Et ce n’est pas tout, puisque grâce à des forages effectués en 2016, des trous laissés par des petites crevettes ou des vers ont été découverts, montrant que la vie était présente seulement « deux ou trois ans après l’impact » selon l’Université du Texas.

Espace : Jeff Bezos de Blue Origin veut une colonie sur la Lune

Espace : Jeff Bezos de Blue Origin veut une colonie sur la Lune

Jeff Bezos, le patron de Blue Origin, semble plus motivé que jamais pour installer dans un avenir proche une colonie permanente sur la Lune.Alors que SpaceX et Elon Musk rêvent déjà de Mars, Jeff Bezos et sa société Blue Origin ont eux leurs yeux sur quelque chose d’un peu plus près de chez nous : la Lune. En effet, l’homme milliardaire (qui vient d’ailleurs de sauver la série de SF The Expanse par le biais d’Amazon Prime Video) a parlé de ses plans sur le sujet lors de l’Internationale Space Development Conference en présence du journaliste Alan Boyle de GeekWire, qui a repris ses propos.Coloniser la Lune pour décharger la TerreL’objectif principal de Bezos est de travailler avec la NASA et l’Agence spatiale européenne afin de déployer à l’avenir une colonie sur l’un des pôles de la Lune. Pourquoi ? Pour notamment s’y occuper d’industrie lourde et répondre aux enjeux de demain (surpopulation, consommation énergétique…).Il déclare ainsi : “Nous aurons à quitter cette planète. Nous allons la quitter et cela rendra cette planète meilleure.” Il ajoute également : “La Terre n’est pas un très bon endroit pour réaliser de l’industrie lourde. C’est pratique pour nous dans l’immédiat, mais dans un futur pas si distant – je parle de décennies, peut-être de 100 ans – cela va devenir plus simple de faire beaucoup des choses que l’on fait actuellement sur Terre dans l’espace, car nous aurons énormément d’énergie.”Il a également ajouté que dans sa vision de l’avenir cette industrie lourde serait alimentée en permanence grâce à l’énergie solaire et que la Terre se contenterait de l’industrie légère. Concrètement, à court terme Bezos espère réduire le cout de l’accès à l’espace avec ses transports New Shepard (navette suborbitale) et New Glenn (fusée orbitale) dans les années 2020. Ensuite, après avoir colonisé la Lune, qui s’avère finalement à distance raisonnable de la Terre et dotée de réserves de glace qui pourraient être utiles, le milliardaire imagine que des millions de personnes travailleront dans l’espace et pourraient vivre dans des habitats en rotation.La NASA aidera-t-elle Blue Origin ?Blue Origin a déjà un atterrisseur lunaire capable de transporter 5 tonnes d’équipement en cours de création dans ses cartons, et avec le support nécessaire il pourrait être prêt pour mi-2020. Reste à voir si la NASA acceptera l’offre de Blue Origin de le construire ensemble et, dans le cas contraire, Bezos semble motivé pour aller jusqu’au bout même seul, quitte à prendre plus de temps. Mais au-delà du transport Terre-Lune, reste la question de l’équipement restant nécessaire à la vie sur la Lune (rovers, habitats…), à laquelle il répond : “Nous ferons tout ce qu’il est nécessaire de faire, j’espère que nous n’aurons pas besoin de le faire. Je veux que d’autres personnes le fassent. Mais si nous n’avons pas le choix, nous le ferons.”

Les coraux disparaissent bien plus vite qu’on ne le pensait

Les coraux disparaissent bien plus vite qu’on ne le pensait

Ce n’est hélas pas une surprise, un expert australien l’ayant annoncé dès 2000 : beaucoup de récifs de coraux ont ou sont amenés à disparaître. Est notamment impactée, la Grande Barrière de corail en Australie. La faute au réchauffement climatique.C’est la publication d’une équipe de chercheurs dans la revue Nature qui l’indique : un fléau touche de manière très importante la Grande Barrière de corail en Australie, puisque 30% de ses récifs coralliens ont disparu en 2016, la faute au réchauffement climatique particulièrement néfaste dans ce cas.Des coraux qui disparaissent en grande nombre du côté de l’AustralieC’est une vague de chaleur d’une intensité importante qui a provoqué cette disparition, le stress thermique provoquant le blanchissement des coraux. Ces derniers, qui sont des organismes vivants, sont en lien étroit avec une algue qui leur donne non seulement leur coloration, mais aussi qui leur permet de se nourrir.Avec la chaleur, les algues ne sont plus en symbiose avec les coraux, ce qui provoque ce blanchissement, et progressivement la mort inéluctable des coraux. Ici, la disparition s’est effectuée sur un temps relativement court, entre les mois de mars et novembre 2016, ce qui est particulièrement préoccupant pour l’avenir.Un réchauffement climatique qui impacte négativement l’avenir des corauxCette disparition massive de coraux n’est pourtant pas une surprise, puisque plusieurs articles étaient déjà parus dans les années 2000 faisant état de la situation. Le professeur Ove Hoegh-Guldberg, connu pour être un des spécialistes les plus reconnus des coraux, avait alerté sur cette catastrophe potentielle qui allait se produire aux alentours de 2020.Et si l’on fait un bilan sur les cinquante dernières années, on peut constater que ce sont 40 à 50% des récifs de coraux qui ont disparu de la surface du globe. Ils sont pourtant essentiels à notre Terre, hébergeant 25% de la vie marine et donnant la possibilité à plus de 500 millions d’individus de pouvoir vivre.Pourtant, rien n’est totalement perdu, comme l’indique le chercheur Terry Hughes : « La Grande Barrière de corail est certainement menacée par le changement climatique, mais elle n’est pas condamnée si nous réagissons très rapidement aux émissions de gaz à effet de serre ».

Ce week-end, profitez de la nuit des étoiles filantes

Ce week-end, profitez de la nuit des étoiles filantes

Si le ciel le permet ce week-end entre le 21 et le 23 avril, il sera alors possible de voir un gros ensemble d’étoiles filantes que l’on appelle les « Lyrides ». Ce phénomène se produit chaque année.C’est donc ce week-end que la multitude d’étoiles filantes, les « Lyrides », apparaîtront de la manière la plus visible. C’est ce qu’explique Science Post, qui parle du visionnage de 20 météores par heure. On assistera donc cette fin de semaine à une forte intensité en matière d’étoiles filantes, là où la Lune se fera plus discrète de son côté.Une nuée d’étoiles filantes à voir ce week-endCe phénomène, dénommé « Lyrides d’avril », se produit chaque année. Il est la résultante d’un croisement entre la Terre et la comète Tchatcher. On retrouve dans son sillon des débris, dont des météores.Et Science Post d’expliquer que ceux-ci « se retrouvent brûlés dans l’atmosphère. La résistance à la roche due à l’atmosphère terrestre fait en effet augmenter sa température. Nous voyons parfois l’air chaud et incandescent créé par ces météores enflammées, et les surnommons étoiles filantes ».Des étoiles filantes à voir durant la nuit du dimanche 22 avril au lundi 23 avrilLes débris de comètes se consument dès leur entrée dans l’atmosphère terrestre, laissant place à des stries lumineuses dans le ciel nocturne. La pluie de météorites émanant de ce processus a été identifiée il y a un bout de temps, et c’est la Nasa qui le dit. En effet, on a retrouvé des traces de ce phénomène qui avait déjà été observé il y a plus de 2700 ans…A noter que ces débris de comètes qui provoquent les Lyrides possèdent une vitesse vertigineuse, de l’ordre de 50 km par seconde. Et bonne nouvelle, il n’y a pas besoin d’avoir un matériel spécifique pour observer cette pluie d’étoiles filantes.On vous conseille toutefois de vous rendre dans un endroit sans luminosité artificielle, comme à la campagne par exemple afin d’observer ces Lyrides dans les meilleures circonstances. Il faudra en premier lieu observer l’étoile Vega, la plus brillante des étoiles. Si vous avez des connaissances limitées sur le phénomène, vous pouvez vous aider d’une application comme SkyView ou Star Walk par exemple.

Insight Mars : la mission spatiale va prendre le pouls de Mars

Insight Mars : la mission spatiale va prendre le pouls de Mars

Avec Insight Mars, la future mission spatiale va écouter les battements de cœur de la planète Mars et enregistrera les séismes qui peuvent agiter cette dernière.Cette mission spatiale se justifie car il est vrai que l’on sait peu ou pas de choses sur la planète Mars, ce qui en soit est gênant si l’on souhaite y envoyer un jour des humains.La mission Insight Mars permettra de mieux comprendre la structure de la planètePhilippe Logonné, de l’Institut physique du Globe de Paris (IPGP) a résumé : « Nous savons que Mars a une croûte, un manteau et un noyau dont nous avons de très fortes raisons de penser qu’il est liquide. Mais une fois qu’on a exprimé cela, on a à peu près tout dit de nos connaissances sur la structure interne de la planète Mars. »La mission Insight Mars aura donc pour tâche de prendre le pouls de la planète, avec un dispositif sismologique conçu par la France, baptisé SEIS (Seismic experiment for interior structure). Ce sismomètre est d’ailleurs l’instrument principal de cette mission sur la planète rouge. Le chercheur explique : «Nous ne connaissons pas bien l’activité sismique sur mars, mais nous comptons mesure une cinquantaine de séismes par an. Une vingtaine devraient être utilisables, en particulier les dix plus forts».On ne note pas vraiment la prouesse technologique de cette mission, mais comme le souligne Franck Poirier, le président de Sodern, (société val-de-marnaise qui a réalisé la majorité des pièces du sismomètre SEIS) : « C’est une cathédrale de technologies. Il est capable de détecter des déplacements de l’ordre du diamètre d’un atome d’hydrogène. Ses mécanismes sont hautement miniaturisés pour permettre qu’ils soient emmenés dans l’Espace. Plusieurs pièces de SEIS mesurent 68 nanomètres. C’est 1.000 fois plus petit que le diamètre d’un cheveu… ».

La fusée Falcon 9 de SpaceX a fait un trou de 900 kilomètres dans la ionosphère

La fusée Falcon 9 de SpaceX a fait un trou de 900 kilomètres dans la ionosphère

Une équipe de chercheurs vient de publier un rapport concernant un tir de fusée Falcon 9 de SpaceX ayant eu lieu durant l’été 2017 et on peut y lire que la fusée avait créé un énorme trou dans la ionosphère.C’est une équipe de l’Université nationale Cheng Kung de Taïwan, qui a mis en évidence ce phénomène. Menés par les géophysiciens Charles Lin, Min‐Yang Chou et Ming‐Hsueh Shen, les scientifiques avaient enregistré plusieurs ondes de chocs circulaires ayant impacté l’ionosphère.SpaceX crée un trou de 900 kilomètres dans la ionosphèreEn réalité, la fusée Falcon 9 de SpaceX était responsable et avait créé un énorme trou de 900 kilomètres dans la ionosphère, pendant plusieurs heures. Pour rappel, la ionosphère est une couche de l’atmosphère connue pour son état de conductibilité électrique, caractérisé par une ionisation partielle des gaz dans une bande comprise entre 80 et 600 kilomètres.D’après Charles Lin, ce serait la première fois que le lancement d’une fusée cause de si fortes perturbations dans la ionosphère. Les conséquences ne sont d’ailleurs pas à prendre à la légère puisque ce type de modifications peut potentiellement causer des perturbations au niveau des systèmes de navigation par satellites.Par chance, le jour du tir de la fusée Falcon 9, qui avait décollé de la Vanderberg Air Force Base située en Californie en août 2017, ce ne fut pas le cas. Les chercheurs mettent donc en garde, les acteurs effectuant des tirs de fusée à bien veiller à leur trajectoire, sinon ce genre de trou béant risque de devenir de plus en plus fréquent, sans que l’on connaissent toutes les conséquences.C’est en effet la trajectoire insolite de la fusée qui avait été responsable de ce trou de 900 kilomètres, le plus grand observé à ce jour. Normalement les fusées suivent une courbe pour s’échapper de la gravité terrestre, mais la fusée Falcon 9 de SpaceX avait effectué une trajectoire verticale, on sait maintenant qu’il est plus sage d’éviter ce type de tir à l’avenir.

Une start-up promet de télécharger votre cerveau dans le cloud aprés votre mort

Une start-up promet de télécharger votre cerveau dans le cloud aprés votre mort

Nectome, une start-up anglo-saxonne, propose de conserver des cerveaux humains dans de l’azote liquide, pour pouvoir l’analyser dans le futur, lorsque les technologies le permettront, afin de stocker ses données dans le Cloud.C’est un projet pour le moins surprenant qui est proposé par la start-up Nectome. Il émane plus spécifiquement de deux scientifiques qui ont travaillé au MIT et qui n’est pas sans poser des problèmes éthiques. Il se rapproche en effet dangereusement de la science-fiction. L’annonce en elle-même est provocante : « Et si nous disions que nous pourrions sauvegarder votre esprit » ?Nectome, une start-up aux annonces chocNectome propose en fait de conserver votre cerveau, en misant sur les technologies du futur, qui pourraient permettre de numériser et de télécharger vos souvenirs. Ainsi, une fois votre mort déclenchée par la société et effective, votre cerveau pourrait en quelque sorte continuer à vivre grâce à une machine qui permettrait de charger le contenu de votre cerveau sur un autre support, dans le Cloud par exemple. C’est en tous cas la belle ou folle promesse de Nectome…Et pour préserver votre précieux cerveau, la start-up propose un dispositif chimique d’embaumement, nommé vitrifixation. Celui-ci permet de conserver l’organe dans un état optimal pendant plusieurs longues années.Un cerveau préservé et le fantasme de l’immortalitéLes promoteurs de la start-up sont très optimistes, puisqu’ils estiment « [qu’] il sera possible de numériser votre cerveau préservé et d’utiliser ces souvenirs pour recréer votre esprit ». Il faut dire que l’un des leurs, Robert McIntyre, a gagné par le passé un prix après avoir conservé un cerveau de cochon comme cela ne s’était jamais fait auparavant.Toutefois, on peut avoir des doutes quant à la réalisation de ce projet fou, dans la mesure où ces chercheurs ont une vision très réductrice du cerveau, qui fonctionnerait comme un PC, selon eux. Sachant qu’un cerveau humain est constitué de plusieurs dizaines de milliards de neurones, et qu’un PC pourrait disposer d’à peine 10 000 neurones en 2024, la tâche s’annonce particulièrement difficile.Cela n’a pas pour autant découragés ceux qui croient dur comme fer à l’immortalité. Ainsi, ils sont 25 déjà à avoir déboursé la somme de 10 000 dollars pour être vitrifixés… Ce projet fou provient des États-Unis, où des courants « transhumanistes » nourrissent beaucoup d’espoir dans la technologie afin de devenir immortel…

L’ADN peut-il être altéré de façon permanente après un séjour dans l’Espace?

L’ADN peut-il être altéré de façon permanente après un séjour dans l’Espace?

Plusieurs papiers ont fait état de la modification de l’ADN de l’astronaute Scott Kelly. Celui-ci aurait subi des modifications irréversibles, de l’ordre de 7%. Mais cela est-il vraiment exact ? Pas tout à fait…Scott Kelly, astronaute américain, a pu se rendre compte des changements qui se sont produits sur son corps, suite à son séjour de 340 jours à bord de l’ISS (Station spatiale internationale). En effet, 7% de ses gènes ont subi une modification irréversible. Le comparatif a été rendu possible dans la mesure où l’astronaute a un jumeau qui est resté au sol, Mark Kelly.Les effets sur l’ADN d’un séjour prolongé dans l’espacePlus particulièrement, ce sont les bactéries intestinales de Scott Kelly qui ont changé de manière notable. De même, l’extrémité des chromosomes, que l’on nomme télomères, se sont allongés. Cela veut-il dire pour autant que l’ADN a été modifié ? Pas vraiment.En effet, les modifications qui ont pu être constatées sur Scott Kelly ne concernent pas l’ADN directement, mais plutôt l’expression des gènes, ce que l’on nomme « expression génique ». C’est cela qui a changé de manière irréversible, la structure de l’ADN n’ayant pas été modifiée en profondeur.Plus que l’ADN, c’est l’expression génique qui changeL’ADN agit seulement de manière différente, ce qui correspond à l’adaptation du corps à son environnement, en l’occurrence l’espace. Celui-ci se caractérise par un taux élevé de dioxyde de carbone et un déficit d’oxygène, ce qui a un impact aussi bien sur le système immunitaire et la formation des os.Ces changements sont d’ailleurs moins rares que ce que l’on pense, puisqu’ils peuvent aussi se produire sur Terre, lorsqu’un individu part par exemple faire un séjour en haute altitude. Contrairement à ce qui a pu être dit dans plusieurs papiers et Scott Kelly lui-même, son ADN n’a pas changé.La NASA a ainsi reprécisé les choses au site The Verge : « L’ADN de Scott n’a pas fondamentalement changé. Ce que les chercheurs ont observé ce sont des changements dans l’expression des gènes. C’est probablement le lot de tout être humain en situation de stress, comme en escalade ou en plongée sous-marine ».