Au Cambodge, il sauve des vies en recyclant de vieux savons

Au Cambodge, il sauve des vies en recyclant de vieux savons

Samir Lakhani écume les salles de bain de tous les hôtels cambodgiens à la recherche de morceaux de savons usagés. Il les recycle puis les distribue gratuitement dans les écoles. Samir Lakhani est un homme pressé. Entre sa vie d’étudiant tout juste achevée à Pittsburgh aux États-Unis et son ONG «Eco soap bank» au Cambodge, il nous raconte les prémices de son idée . «Je suis arrivé en touriste au Cambodge il y a 4 ans, je n’en suis jamais vraiment reparti! sourit-il. J’ai beaucoup travaillé avec les ONGs spécialisées dans l’éducation jusqu’à ressentir le besoin de créer un projet moi-même». Son idée? Recueillir les savons usagés de tous les hôtels du pays, les recycler, créer d’artisanales briques multicolores et les distribuer dans les écoles et les villages les plus reclus du pays. «J’ai vu tellement de parents laver leurs enfants avec du détergent industriel en travaillant dans ces villages. Les gens se lavent très mal, ou ne se lavent jamais. D’où l’idée de les y aider en proposant des savons accessibles à tous. Personnellement, je n’avais pas les moyens d’acheter de grandes quantités pour les redistribuer, alors je me suis demandé ‘où vont les savons des hôtels, utilisés une ou deux fois?’ Eh bien ils vont à la poubelle!». Voilà le principe de base , encore faut-il établir un réseau de distribution et d’information capable de s’enfoncer dans la jungle à l’ouest du pays, sur les pistes sableuses du Nord ou dans la nature flamboyante du Sud. «Mon plus gros défi, c’est d’atteindre les villages les plus inaccessibles. Il faut parfois des heures de forêt ou de boue pour gagner les villages oubliés du pays.»

«Je rêve de pouvoir livrer toutes les écoles du pays en savons.»Samir Lakhani, créateur de l’ONG Eco soap bank

Samir, heureusement, a des accointances avec nombre d’ONGs du pays, et se sert de leurs réseaux. «La logistique est la suivante: j’ai trois centres de recyclage dans le pays, où une trentaine de Khmers (habitants du Cambodge, ndlr) travaillent. 227 hôtels dans le pays nous refourguent des cargaisons de morceaux de 230 hôtels sont partenaires de Eco soap bank pour livrer des savons usagés. ©ecosoapbank.org savons que nous recyclons. Les hôtels se sentent impliqués dans le développement de la justice sociale dans leur pays, ils nous aident à fond. Ensuite, il y a tout un réseau de femmes que je fais travailler dans les communautés pour vendre à très bas prix les savons. Elles gagnent leurs vies en aidant leurs villages.» Une partie des savons est donc vendue, après des études de marchés pratiquées sur les villages pour connaître les tarifs les plus adéquats. Cela peut aller de 10 à 40 centimes d’euros selon la taille du savon et les revenus des villageois. Les écoles bénéficient, elles, de livraisons gratuites. «À terme, j’aimerais pouvoir livrer toutes les écoles du pays, sans exception. Cela permet aux jeunes de s’éduquer aux bases de l’hygiène. C’est mon rêve.»

«Les gens sont infestés par les parasites et le détergent les rend aveugles.»Samir Lakhani

Certains jeunes n’ont jamais vu de savon de leur vie. ©ecosoapbank.org 600.000 personnes ont déjà reçu un savon d’Eco soap bank La relation à l’hygiène est alarmante dans ce pays décimé par les Khmers rouges de Pol Pot. «Les gens meurent de diarrhées, de typhoïdes, ils sont infectés par les parasites. Le détergent contient des produits chimiques qui peuvent les rendre aveugles. Bon nombre d’entre eux n’ont jamais vu de savon de leur vie» Son challenge répond à une urgence humanitaire. «600.000 personnes ont reçu nos savons jusque-là. Nous Samir Lakhani doit rééduquer les jeunes à l’hygiène de base. ©ecosoapbank.org avons des partenariats avec plus de 200 écoles. Plus les hôtels nous suivront, et plus nous avancerons.» Le gouvernement est prêt à mettre la main à la pâte pour aider à transporter les savons de Samir. «Tous les jours, je vois des destins se transformer. La semaine dernière, une femme a pu emmener son enfant malade à l’hôpital grâce à l’argent qu’elle retire de la vente des savons. Pour elle, c’est à la fois une façon de faire vivre sa famille, mais aussi de rendre son village plus propre!». Comme pour toute ONG, l’objectif final pour Samir serait de laisser les locaux gérer entièrement son affaire. «Il faut savoir partir, mais ce n’est pas encore le moment, nous avons tellement à développer! Et puis je suis le seul Américain sur les 30 employés.» Si vous voulez en savoir plus ou aider Samir, voici le site de son ONG. »»» Retrouvez les acteurs et initiatives du changement sur Figaro demain. La rédaction vous conseille Cambodge: des écoles pour devenir guérisseur  Quand la jeunesse française s’expatrie chez les Khmers  Trois jeunes chrétiens à la rencontre des exclus des quatre coins du monde  Résultats BAC & Brevet 2016 Retrouvez tous les résultats du BAC 2016 Retrouvez tous les résultats du Brevet 2016 Visa vacances-travail en Australie: …

L’inventeur James Dyson crée sa propre université d’ingénieurs

L’inventeur James Dyson crée sa propre université d’ingénieurs

L’inventeur britannique de l’aspirateur sans sac va investir 15 millions de livres sterling pour former des ingénieurs compétitifs au niveau international. «Nous sommes en compétition mondiale avec la Corée, le Japon, Taïwan et Singapour. Ce sont toutes des nations technologiques majeures et nous devons être meilleurs qu’elles». C’est ainsi que l’inventeur James Dyson, créateur entre autres de l’aspirateur sans sac et de sèche-mains par propulsion d’air mondialement connus, a justifié sa dernière création, un institut de technologie visant à former des ingénieurs. L’inventeur britannique milliardaire, aujourd’hui âgé de 69 ans, va investir 15 millions de livres sterling sur les cinq prochaines années. L’objectif est d’accueillir 6 000 étudiants dans son «Dyson Institute of Technology» d’ici à 2020, comme l’explique cet article du Guardian . «La pénurie d’ingénieurs est un véritable problème en Amérique et en Europe, et commence à devenir un problème au Japon, a expliqué l’inventeur. Nous avons un appétit insatiable pour de bons ingénieurs et notre cursus leur enseignera l’ingénierie pendant qu’ils travailleront sur des projets réels, plutôt que d’apprendre des principes abstraits dans le milieu universitaire.»Des étudiants «diplômés avec un emploi garanti et aucune dette» L’institut de technologie de James Dyson sera basé dans les locaux Dyson de la petite ville de Malmesbury, dans le comté de Wiltshire, où les 25 étudiants de la première promotion qui fera sa rentrée en septembre 2017, se mêleront aux employés de l’inventeur. Ainsi, les étudiants ne payeront aucun frais de scolarité, mais seront au contraire payés pour travailler aux côtés des ingénieurs professionnels de l’entreprise. Un jour par semaine, les étudiants iront néanmoins suivre des cours à l’université de Warwick, qui leur délivrera leur diplôme à la fin de la formation de quatre années. «Une des attractions de ce cours est qu’il est gratuit, et que les étudiants seront diplômés avec un emploi garanti et aucune dette» affirme ainsi James Dyson. Le ministre de l’enseignement supérieur britannique, Jo Johnson, estime que le Dyson Institute of Technology «offrira non seulement aux étudiants la possibilité d’étudier des programmes de pointe, mais qu’il jouera également un rôle essentiel dans l’éducation de la prochaine génération d’ingénieurs». L’inventeur est décidément très engagé dans l’éducation supérieure. Alice Gast, présidente du très prestigieux Imperial College de Londres, nous annonçait en octobre la création d’une école de design au sein de son institution, créée en partenariat avec James Dyson. L’école portera d’ailleurs son nom. La rédaction vous conseille Le fauteuil roulant de ces étudiants intéresse James Dyson  L’invention d’un jeune diplômé pour cuisiner et faire la vaisselle avec un seul bras valide  Un étudiant invente une couveuse low-cost et remporte 37.500 dollars  Résultats BAC & Brevet 2016 Retrouvez tous les résultats du BAC 2016 Retrouvez tous les résultats du Brevet 2016 Au Cambodge, il sauve des vies en …

La directrice de l’Esade à Barcelone : « Les lycéens français ont appris à débattre »

La directrice de l’Esade à Barcelone : « Les lycéens français ont appris à débattre »

INTERVIEW – Eugenia Bieto est directrice générale de l’Esade, une des meilleures écoles de commerce espagnoles. Elle accueille des candidats du monde entier et beaucoup de Français. Fondée en 1954, l’Esade est une école de commerce espagnole privée qui propose des formations en droit et en management. Son campus de Barcelone est particulièrement attractif pour les étudiants étrangers. Reconnue à l’international, elle est 9ème au classement mondial des masters en management du Financial Times et 5ème au classement européen 2015. Elle bénéficie d’un accord avec HEC. À l’instar des écoles jésuites de Catalogne, l’Esade veut instaurer la classe inversée. Le Figaro Etudiant – Quelle formation proposez-vous aux étudiants français? Après le bac, nous proposons un BBA (bachelor of business administration), en quatre ans, en espagnol/anglais ou en catalan/anglais. L’admission se fait en fonction des notes de seconde, première et terminale, ainsi que d’un test en anglais. La scolarité coûte 16 000 euros par an. Mais nous offrons des bourses (au minimum 50 % des frais de scolarité) en fonction du mérite et des besoins. En 2016-2017, nous avons accordé 262 bourses. Les aides sont particulièrement destinées aux élèves du BBA, qui en ont le plus besoin, moins pour ceux de master.

«Les candidats des lycées français de l’étranger sont excellents»Eugénie Bieto, directrice de l’Esade

Quel est le niveau des bacheliers français qui viennent étudier chez vous? Je trouve en particulier que les élèves des lycées français de l’étranger sont excellents. J’ai d’ailleurs moi-même fait toute ma scolarité dans un lycée français en Espagne. Ils sont surtout bons en maths, mais pas seulement. Ils ont aussi appris à débattre, argumenter. Nous souhaitons d’ailleurs développer des cours de rhétorique à l’école. Car un manager doit apprendre à convaincre. Comment sélectionnez-vous au niveau master? Nous faisons passer aux candidats le test Gmat et nous examinons le dossier scolaire. Nous pouvons proposer 5 masters entièrement en anglais: marketing, finance, innovation, management et management international. Avec HEC, nous faisons partie du CEMS, qui regroupe l’élite des écoles de commerce mondiales. La scolarité coûte 26 000 euros par an. C’est plus cher qu’en BBA, mais cela se justifie plus. Ce sont des étudiants qui vont rapidement travailler et bien gagner leur vie.

« Nous investissons 10 millions d’euros pour instaurer la classe inversée afin de nous adapter à la demande des entreprises»Eugenia Bieto, directrice générale de l’Esade

Quel est l’intérêt de venir étudier à Barcelone, sachant que le taux de chômage y est particulièrement élevé? La plupart des étudiants qui viennent chez nous cherchent une carrière internationale, en Asie et aux Emirats arabes unis notamment. Les salaires y sont élevés, et les conditions de vie tellement incroyables. Ce qui ne les empêche pas de revenir vivre chez eux par la suite. Beaucoup vont travailler dans la finance, à Londres notamment, dans le conseil chez Mc Kinsey par exemple, ou dans le marketing. Nous avons des accords avec L’Oréal. Certains choisissent aussi de créer leur entreprise. L’Esade Business Angels Network (ESADE BAN) a reçu le prix de meilleur réseau de business angels privés en Europe. Les start-ups sont concentrées à Creapolis, où investisseurs, étudiants et institutions sont réunis. Comment faites-vous évoluer votre manière d’enseigner? Nous sommes en train de mettre en place la classe inversée. Les élèves apprendront chez eux, et feront des exercices d’application en classe. C’est une nouvelle manière de travailler, qui est déjà effective dans des écoles jésuites catalanes, via la Fundació Jesuïtes Educació [l’Esade est une institution jésuite, NDLR]. Nous avons commencé par une classe pilote et cela marche. Mais cela demande un gros investissement: vidéos, Mooc, livres, articles, nouveau design des classes… Nous investissons dix millions d’euros. Les étudiants ont changé et les entreprises attendent d’eux une nouvelle manière de travailler.
Quel est l’intérêt des labels pour une école de commerce comme la vôtre? Nous avons trois labels internationaux: Equis, AACSB, et Amba. AACSB, par exemple, est très connu aux États-Unis. Ce sont des labels qui nous obligent à nous améliorer en permanence. Je fais partie des équipes qui auditent les écoles. Et nous les aidons beaucoup. L’aspect responsabilité sociale d’Equis nous oblige à avoir une réflexion. Cela nous professionnalise, nous force à penser à notre stratégie. Ils nous permettent d’attirer les meilleurs enseignants étrangers, qui viennent uniquement dans les écoles où la recherche est importante. La rédaction vous conseille Alice Gast, présidente de l’Imperial college: «Les étudiants français sont excellents en maths»  Brexit: vers une immigration ultraélitiste pour les étudiants étrangers  Étudier à l’étranger: il est «urgent» que la France développe son offre de formation  Résultats BAC & Brevet 2016 Retrouvez tous les résultats du BAC 2016 Retrouvez tous les résultats du Brevet 2016 Au Cambodge, il sauve des vies en …

L’Institut français de la mode fête ses trente ans

L’Institut français de la mode fête ses trente ans

Les étudiants de l’IFM étaient accueillis, le 3 novembre dernier, au ministère de l’économie pour leur cérémonie de remise des diplômes. L’occasion de fêter l’anniversaire de cet établissement d’excellence. La mode était à l’honneur le jeudi 3 novembre dernier au ministère de l’économie et des finances. Bercy accueillait à l’occasion des trente ans de l’Institut Français de la Mode (IFM) la cérémonie de remise des diplômes de l’établissement. Accompagnés de leurs proches, plus de 160 étudiants aux allures mode des plus pointues attendent en cette fin d’après-midi d’être diplômés. En italien, brésilien, anglais, iranien ou coréen, les conversations vont bon train. Car des étudiants du monde entier postulent à l’IFM. Fondé en 1986 par l’entrepreneur et mécène Pierre Bergé, président du conseil d’administration de l’institut, l’IFM est aujourd’hui considéré comme le meilleur établissement français de mode, et le troisième mondialement, selon le classement 2016 du site Business of Fashion. «Vous savez, l’IFM n’est pas une école comme une autre» «J’espère que vous avez été heureux. Nous en tout cas, nous avons été très très heureux de vous avoir», a témoigné Pierre Bergé, qui n’avait pas pu se déplacer, dans une vidéo très touchante. Considéré comme le comme le père fondateur de leur établissement, les étudiants étaient suspendus aux paroles du mécène. L’assemblée était émue. «Vous savez l’IFM n’est pas une école comme une autre. Lorsque j’ai imaginé l’IFM, au début des années 80, c’est parce que j’avais compris que la mode allait changer et était en train de changer. Que l’époque des Dior, Balenciaga, Chanel, Saint Laurent était révolue et que nous n’avions pas d’un côté la création et de l’autre, la gestion. Mais que la création dans la mode allait mélanger toutes ces disciplines». C’est pour cela, explique-t-il, qu’il a eu l’idée de cet IFM. «Vous savez qu’un classement international de Business of Fashion nous a situé au troisième rang dans le monde entier. Je suis très fier, mais je suis encore plus fier du classement numéro 1 du rapport que nous avons avec les étudiants, de la manière dont nous suivons leur carrière (…)». «L’industrie de la mode et du luxe, c’est une certaine idée de la France» En France, la mode est un sujet léger pris au sérieux. C’est pourquoi Christophe Sirugue, secrétaire d’État à l’Industrie, a fait le déplacement pour saluer les diplômés de l’IFM. «L’industrie de la mode et du luxe est capitale pour l’économie française», a-t-il déclaré. «Elle pèse 150 milliards de chiffre d’affaires, contribue à 1,7% du PIB français, loin devant l’aéronautique et l’automobile. Le secteur emploie 177 000 salariés et pendant la fashion week, Paris accueille 173 000 visiteurs, générant 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires. C’est une industrie qui est donc essentielle, mais c’est aussi une certaine idée de la France». Une excellence et un savoir-faire français que le gouvernement tient donc à valoriser. Au mois de septembre dernier, la ministre de la Culture Audrey Azoulay avait annoncé l’organisation d’un forum de la mode pour soutenir les jeunes créateurs et le lancement d’une mission pour valoriser les collections de mode publiques et privées. «En France, nous avons les entreprises, les talents, les grands créateurs, les artisans, il faut donc se donner les moyens d’avoir la meilleure école», a déclaré Sidney Toledano. Le PDG de Dior Couture, administrateur de l’IFM mais aussi président du conseil d’orientation de l’école de la chambre syndicale de la couture parisienne (ECSCP), a d’ailleurs œuvré au rapprochement stratégique entre l’institut et l’ECSCP, annoncé le 29 juin dernier. «Avec la fusion, l’IFM vise la première place mondiale».

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Visa vacances-travail en Australie: récit du rêve éveillé d’une jeune française

Visa vacances-travail en Australie: récit du rêve éveillé d’une jeune française

L’ambassade australienne de Paris vient de délivrer son 200.000ème visa vacances travail, l’occasion de revenir sur une année enivrante, bourlingue sensorielle entre barrières de corail et feuilletés à la saucisse. 28.000 jeunes français ont arpenté les pistes australiennes en 2015, 200.000 depuis la création du «working holiday visa», en 2004. Ce type de visa permet de trouver facilement des emplois de court terme pour financer une aventure d’un an. Devant une assemblée acquise à l’australian way of life et entre deux roulés aux saucisses, l’ambassadeur australien en France s’est félicité de la longue relation d’amitié entre son pays et l’hexagone: «Aujourd’hui, l’Australie n’est plus considérée comme un vestige lointain de l’Empire britannique. Et c’est en partie grâce au grand nombre de jeunes Français sur notre territoire qui témoignent de leur expérience australienne.» John O’Sullivan, le directeur de Tourism Australia, explique que «tous les Français entre 18 et 35 ans sont éligibles au ‘working holiday visa’. Nous ne refusons pas de demande. L’Australie est un pays gigantesque et peu peuplé, c’est pour cette raison que nous avons besoin de main-d’œuvre étrangère, flexible et très bien payée.» À l’ambassade, on précise que l’âge limite est donc élevé de 30 à 35 ans et que le visa coûtera 50 dollars de moins.40 dollars de l’heure pour… porter un panneau de signalisation En van, en voiture ou à vélo, Constance a passé une année à découvrir l’Australie.©Coralie Gld Constance a passé une année en Australie, une pérégrination qu’elle prévoyait depuis deux ans «Bon à savoir avant de partir: le délai pour récupérer son visa peut être de 10 minutes comme de 3 semaines, c’est très aléatoire.» Une fois arrivée à Brisbane, la jeune diplômée de Dauphine récupère une vielle Ford Falcon et roule vers le nord, pour s’arrêter dans une ferme. «Il y a énormément de Français dans le domaine de l’agriculture. Ce qui est important, c’est de connaître quelques superviseurs du milieu. S’ils ont ton numéro, ils t’appelleront dans l’année pour te prévenir des périodes de récolte.» Entre les mini-brocolis qu’elle ramasse dès 6h du matin et les extinctions des feux à 21h, Constance vit un rythme effréné. «Tu as une journée off par semaine, donc globalement, un soir où tout le monde se retrouve dans le seul pub du coin! On gagne bien nos vies, certains touchent 40 dollars de l’heure pour porter des panneaux de signalisation sur les carrefours.» Trois semaines de brocolinis plus tard, c’est déjà le premier road-trip, convoi motorisé sur l’asphalte brûlant de l’été austral. Certains voyageurs croisent leur route, déchirent leurs contrats, et poursuivent avec eux. De nombreux parcs nationaux préservent la nature australienne. Ici au nord de Brisbane.©Marlene David

«Tout le monde dit: ‘Tu reviendras changée’!»Constance, ancienne titulaire du working holiday visa en Australie

«On a d’abord tracé vers Cairns pour aller nager dans la barrière de corail. Pendant 3 mois, on a dormi dans nos voitures, dans nos vans, sous la tente. C’est une sensation de liberté absolue!». Après 6 mois, Constance rentre en France, mais décide de revenir s’installer à Melbourne très rapidement. «La vie nocturne de Melbourne est hallucinante! Je travaillais là-bas pour Deliveroo, et y suis resté deux mois!» Roches rouges d’Uluru, diables de Tasmanie ou baleines à bosse, difficile de lister ses endroits préférés. «En plus de Melbourne, je dirais l’île Fraser, où l’on s‘isole sur des plages de sable blanc: pas de béton, pas L’Australie dispose de fonds marins parmi les plus beaux du monde.©Coralie Gld de macadam! Fremantle, une petite ville de la côte ouest, m’a aussi bien plue. On a l’impression d’être en Normandie.» Constance est rentrée en France aujourd’hui. «Tout le monde dit ‘tu en reviendras changée’, ce que je ne pensais pas une seconde. Mais aujourd’hui, je sens bien que mes rapports aux autres sont différents. Si je n’ai plus envie d’aller à l’autre bout du monde, cette année a permis de changer mon regard et de trouver une exaltation même dans des expériences quotidiennes.» Marcel Proust écrivait: «Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.» Les détenteurs d’un working holiday visa australien acquiesceront certainement. La rédaction vous conseille En Australie, un étudiant handicapé teste la solidarité des passants  Étudier à Sydney: des grandes écoles dans un cadre idyllique  Jusqu’à 42.000 dollars pour une année d’études à l’étranger  Résultats BAC & Brevet 2016 Retrouvez tous les résultats du BAC 2016 Retrouvez tous les résultats du Brevet 2016 Un ancien «grand sorcier» du Ku Klux …

Quiz: testez vos connaissances en culture générale

Quiz: testez vos connaissances en culture générale

QUIZ – La culture générale est de plus en plus présente aux concours et divers examens d’entrée. La difficulté? L’épreuve ne peut pas être bachotée. La meilleure solution est de s’entraîner. «La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert», avait déclaré André Malraux. Et pour de nombreux étudiants, les concours sont justement le moment où il va falloir partir à l’assaut de la culture générale. Vaste sujet, souvent redouté. Grandes écoles, fonction publique, journalisme ou instituts d’études politiques: les établissements font rarement l’impasse sur cette épreuve. Celle-ci fait appel à l’ensemble des connaissances personnelles du candidat – pas nécessairement académique – et à ses capacités d’analyse. ©Éditions Pour les nuls La difficulté? La culture générale ne peut pas être «bachotée» et ne correspond pas à un programme délimité. Pour se préparer au mieux, il est conseillé de lire quotidiennement la presse et s’entraîner sur des annales de concours ou des exercices de préparation. Testez vos connaissances en culture générale et répondez à 20 questions extraites de 3 000 QCM de culture générale – Exercices d’entraînement pour les nuls – concours (éditions Pour les nuls).

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La vie en bulle d’un étudiant en médecine : tous à la bibliothèque

La vie en bulle d’un étudiant en médecine : tous à la bibliothèque

LE DESSIN DE LA SEMAINE – Védécé, auteur de la BD Vie de Carabin chronique son quotidien d’apprenti médecin pour le Figaro étudiant. Cette semaine, il s’intéresse aux étudiants qui peuplent la bibli. Védécé a encore frappé! L’étudiant en médecine et auteur de la bande dessinée Vie de Carabin se penche sur la vie et les péripéties d’un interne des hôpitaux. Il traite avec humour, légèreté et une totale liberté de ton le quotidien pas toujours drôle des apprentis médecins. Védécé publie chaque semaine ses meilleures planches sur le Figaro étudiant. Cette semaine, Védécé s’intéresse aux étudiants qui révisent – ou pas – à la bibliothèque. L’absent, le marathonien, le gang des piplettes, le distrait, celui qui se croit chez mémé ou le bosseur (le vrai)… Vous vous reconnaîtrez sûrement dans l’un des profils croqués par Védécé. Vous vous reconnaîtrez sûrement dans l’un des profils croqués par Védécé. ©VieDeCarabin La rédaction vous conseille La vie en bulles d’un étudiant en médecine: les externes, mignons comme des chatons  La vie en bulles d’un étudiant en médecine: quand les urgences sont dangereuses  La vie en bulles d’un étudiant en médecine: 2006-2016, l’évolution de la réprimande  Résultats BAC & Brevet 2016 Retrouvez tous les résultats du BAC 2016 Retrouvez tous les résultats du Brevet 2016 Les cantines françaises vues par … Un ancien «grand sorcier» du Ku Klux …

Le gouvernement canadien facilite le remboursement des prêts étudiants

Le gouvernement canadien facilite le remboursement des prêts étudiants

Depuis le 1er novembre, la nouvelle réglementation permet aux étudiants d’attendre de gagner une certaine somme avant de devoir commencer à rembourser leur prêt étudiant. Bonne nouvelle pour les étudiants endettés… au Canada! Une nouvelle réglementation entrée en vigueur le 1er novembre rend le remboursement des prêts étudiants plus aisés pour ceux qui se seraient endettés pour poursuivre leurs études, comme l’explique le site d’information Quartz. Les 750.000 étudiants ayant souscrit un prêt au pays à la feuille d’érable pourront attendre d’avoir un travail rémunéré au moins 25.000 dollars canadiens par an (16.730 euros) avant de commencer à rembourser leurs premières échéances. «La conséquence de cette nouvelle mesure, c’est que les étudiants seront mieux placés pour effectuer leur transition vers la vie active» s’est félicitée MaryAnn Mihychuk, ministre canadienne de l’emploi et du travail. Et ce n’est pas tout. La nouvelle mesure appelée «Plan d’assistance au remboursement» permet aux étudiants endettés de réduire leurs mensualités en fonction de leur revenu, donc, mais aussi selon la taille de leur famille. L’éligibilité à ce plan d’aide a augmenté en même temps que le revenu minimum nécessaire, et représente un total d’aides additionnelles de 90 millions d’euros au budget 2016. 1 milliard supplémentaire pour les bourses En août, le gouvernement canadien a également annoncé une hausse des subventions aux étudiants, avec 1,53 milliard de dollars canadiens de plus en cinq ans. Les étudiants à temps plein provenant de familles à faible revenu ont maintenant droit à des subventions de 3 000$ canadiens par an, comparativement à 2000$ auparavant. La rédaction vous conseille Un rap sur la dette étudiante cartonne aux États-Unis  États-Unis: certains retraités peinent à rembourser leur prêt étudiant  35.000 dollars, le montant moyen de la dette d’un étudiant américain  Résultats BAC & Brevet 2016 Retrouvez tous les résultats du BAC 2016 Retrouvez tous les résultats du Brevet 2016 Les cantines françaises vues par … Un ancien «grand sorcier» du Ku Klux …

Un ancien «grand sorcier» du Ku Klux Klan provoque une émeute dans une fac

Un ancien «grand sorcier» du Ku Klux Klan provoque une émeute dans une fac

David Duke, l’un des anciens grands pontes du Ku Klux Klan, était attendu pour un débat à l’université Dillard, New Orleans. Sa venue a créé d’impressionnantes émeutes aux portes de l’établissement. Il n’est pas passé inaperçu. David Duke, un des anciens «grands sorciers» du Klu Klux Klan, s’est rendu pour un débat à l’université de Dillard, située à La Nouvelle-Orléans, dans le cadre de la course à l’investiture sénatoriale en Louisiane. Le passé sulfureux de David Duke dans le plus célèbre groupuscule de défense de la suprématie blanche a fait réagir une centaine d’étudiants à l’entrée de l’établissement, qui fait partie des «universités historiquement noires» du pays, créées à la fin de la guerre civile.L’université Dillard se dédouane de l’invitation faite à David Duke David Duke, lors du débat. Crédits : Gerald Herbert/AP Jusqu’au début années 80, David Duke a été l’une des égéries du mouvement raciste en fondant les «Knights of the Ku Klux Klan» en 1973, le renouveau du groupe crée au lendemain de la guerre de Sécession, en 1865. Aujourd’hui candidat à l’élection au Sénat américain, il était donc appelé à débattre hier en Louisiane. Dès l’annonce de sa venue, une association étudiante avait écrit à l’université pour préciser qu’il n’était pas le bienvenu, comme l’explique CBS News. Celle-ci avait répondu qu’elle était dans l’obligation d’accueillir ce débat et qu’elle n’en choisissait pas les participants. Elle a ajouté: «Respecter le processus électoral, même sur des éléments avec lesquels nous ne sommes pas d’accord, c’est vital pour le succès de la démocratie».

«Ça doit être terrible de se lever tous les matins avec autant de haine dans le cœur»John Fleming, candidat républicain

Le débat a bien eu lieu, mais à huis clos. Les étudiants protestataires ont manifesté leur mécontentement devant les portes de l’auditorium dans lequel se déroulait le débat. Les policiers présents sur place ont alors tenté de les repousser. Les images sont d’une grande violence, avec une utilisation massive de bombes lacrymogène et de tasers. Le débat s’est tout de même poursuivi, à huis clos, avec une pluie d’invectives à l’encontre de Mr Duke: «Je n’ai rien en commun avec David Duke, s’est emporté le candidat démocrate Campbell Foster, si ce n’est le fait que nous respirons probablement tous les deux». Le Républicain John Fleming a ajouté «Ca doit être terrible de se lever tous les matins avec autant de haine dans le cœur». Ambiance… La rédaction vous conseille Halloween: une fac canadienne interdit les déguisements racistes et stéréotypés  Oxford veut enseigner à ses étudiants «comment ne pas être raciste»  Racisme: l’affaire du «bananagate» choque la Grande-Bretagne  Résultats BAC & Brevet 2016 Retrouvez tous les résultats du BAC 2016 Retrouvez tous les résultats du Brevet 2016 Les cantines françaises vues par … Visa vacances-travail en Australie: …

Trois ans de prison requis dans l’affaire des «étudiants chinois» de l’université de Toulon

Trois ans de prison requis dans l’affaire des «étudiants chinois» de l’université de Toulon

Trois ans de prison ont été requis à l’encontre de Laroussi Oueslati, ancien président de l’établissement, suspecté d’avoir reçu des pots-de-vin pour inscrire des centaines d’étudiants chinois. La cour rendra son arrêt le 14 décembre. Trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, ont été requis mercredi à Aix-en-Provence à l’encontre de l’ancien président de l’université de Toulon, Laroussi Oueslati. Il avait été condamné en février 2016 à deux ans de prison dont un avec sursis pour corruption passive, détournement de fonds publics et faux pour trafic d’inscriptions massives d’étudiants chinois à la rentrée universitaire 2008/2009. Dans ses réquisitions, l’avocat général Pierre-Jean Gaury a insisté sur «la mainmise, sur l’ensemble de l’université» exercée par M. Oueslati, qui «tenait l’ensemble des rouages, qu’il avait confisqués pour l’ensemble des prises de décision». Il a donné en exemple la commission centrale de validation des diplômes, créée par M. Oueslati, destinée à examiner les candidatures des étudiants, «qui ne s’est jamais réunie, n’a jamais produit le moindre procès verbal». Le «système, centralisé, ne fonctionnait que sur la simple volonté de M. Oueslati» et «on sait qu’il a demandé des avantages», qu’ils soient financiers, en nature ou de nature sexuelle, a lancé le magistrat, ajoutant, sur ce dernier point, que «de ce côté la M. Oueslati était particulièrement actif». Considérant que «les faits de corruption passive sont caractérisés», il a demandé des peines identiques à celles requises par le procureur de la République en première instance devant le tribunal correctionnel de Marseille. «Je n’ai jamais été malhonnête, je ne suis pas corrompu» L’ancien président d’université avait auparavant été révoqué de ses fonctions en octobre 2009. «Il n’a définitivement pas sa place dans la fonction publique», a estimé l’avocat général, demandant de surcroît une indiction d’exercer une fonction publique durant 5 ans et 30.000 euros d’amende. L’affaire avait commencé fin 2008 quand un maître de conférences avait porté plainte pour un «éventuel trafic de diplômes au profit d’étudiants chinois» à l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de l’université. Peu après, une enseignante avait fait l’objet d’une tentative de corruption par courriel, puis c’est au directeur de l’IAE qu’on avait proposé 100.000 euros s’il aidait des étudiants chinois maîtrisant mal le français à réussir leurs examens. Durant l’enquête, plusieurs témoignages avaient fait état «d’une augmentation exponentielle des étudiants chinois ne maîtrisant pas le français». Certains ont évoqué des contreparties: 1.000 euros au président d’Université et 2.000 pour les tenants de la filière chinoise. «Je n’ai jamais été malhonnête, je ne suis pas corrompu. J’ai commis des maladresses» mais «il n’y a jamais eu de contreparties», s’est défendu à la barre M. Oueslati. Ses avocats ont demandé à la cour d’infirmer le jugement du tribunal. «On la jugé coupable sur la présomption. Il n’y a aucun élément matériel, ça ne repose que sur des dépositions», a fait valoir Me Lionel Moroni. «Je suis un homme cabossé. Mon seul espoir est d’enseigner ce que j’aime, les mathématiques», a dit le prévenu. La cour rendra son arrêt le 14 décembre. La rédaction vous conseille Affaire des étudiants chinois: prison ferme pour l’ancien président de l’université de Toulon  L’ex-président de l’Université de Toulon révoqué à vie  Résultats BAC & Brevet 2016 Retrouvez tous les résultats du BAC 2016 Retrouvez tous les résultats du Brevet 2016 Sur Facebook, «un like peut vous rendre …