Visa vacances-travail en Australie: récit du rêve éveillé d’une jeune Française

Visa vacances-travail en Australie: récit du rêve éveillé d’une jeune Française

L’ambassade australienne de Paris vient de délivrer son 200.000ème visa vacances travail, l’occasion de revenir sur une année enivrante, bourlingue sensorielle entre barrières de corail et feuilletés à la saucisse. 28.000 jeunes français ont arpenté les pistes australiennes en 2015, 200.000 depuis la création du «working holiday visa», en 2004. Ce type de visa permet de trouver facilement des emplois de court terme pour financer une aventure d’un an. Devant une assemblée acquise à l’australian way of life et entre deux roulés aux saucisses, l’ambassadeur australien en France s’est félicité de la longue relation d’amitié entre son pays et l’hexagone: «Aujourd’hui, l’Australie n’est plus considérée comme un vestige lointain de l’Empire britannique. Et c’est en partie grâce au grand nombre de jeunes Français sur notre territoire qui témoignent de leur expérience australienne.» John O’Sullivan, le directeur de Tourism Australia, explique que «tous les Français entre 18 et 35 ans sont éligibles au ‘working holiday visa’. Nous ne refusons pas de demande. L’Australie est un pays gigantesque et peu peuplé, c’est pour cette raison que nous avons besoin de main-d’œuvre étrangère, flexible et très bien payée.» À l’ambassade, on précise que l’âge limite est donc élevé de 30 à 35 ans et que le visa coûtera 50 dollars de moins.40 dollars de l’heure pour… porter un panneau de signalisation En van, en voiture ou à vélo, Constance a passé une année à découvrir l’Australie.©Coralie Gld Constance a passé une année en Australie, une pérégrination qu’elle prévoyait depuis deux ans «Bon à savoir avant de partir: le délai pour récupérer son visa peut être de 10 minutes comme de 3 semaines, c’est très aléatoire.» Une fois arrivée à Brisbane, la jeune diplômée de Dauphine récupère une vielle Ford Falcon et roule vers le nord, pour s’arrêter dans une ferme. «Il y a énormément de Français dans le domaine de l’agriculture. Ce qui est important, c’est de connaître quelques superviseurs du milieu. S’ils ont ton numéro, ils t’appelleront dans l’année pour te prévenir des périodes de récolte.» Entre les mini-brocolis qu’elle ramasse dès 6h du matin et les extinctions des feux à 21h, Constance vit un rythme effréné. «Tu as une journée off par semaine, donc globalement, un soir où tout le monde se retrouve dans le seul pub du coin! On gagne bien nos vies, certains touchent 40 dollars de l’heure pour porter des panneaux de signalisation sur les carrefours.» Trois semaines de brocolinis plus tard, c’est déjà le premier road-trip, convoi motorisé sur l’asphalte brûlant de l’été austral. Certains voyageurs croisent leur route, déchirent leurs contrats, et poursuivent avec eux. De nombreux parcs nationaux préservent la nature australienne. Ici au nord de Brisbane.©Marlene David

«Tout le monde dit: ‘Tu reviendras changée’!»Constance, ancienne titulaire du working holiday visa en Australie

«On a d’abord tracé vers Cairns pour aller nager dans la barrière de corail. Pendant 3 mois, on a dormi dans nos voitures, dans nos vans, sous la tente. C’est une sensation de liberté absolue!». Après 6 mois, Constance rentre en France, mais décide de revenir s’installer à Melbourne très rapidement. «La vie nocturne de Melbourne est hallucinante! Je travaillais là-bas pour Deliveroo, et y suis resté deux mois!» Roches rouges d’Uluru, diables de Tasmanie ou baleines à bosse, difficile de lister ses endroits préférés. «En plus de Melbourne, je dirais l’île Fraser, où l’on s‘isole sur des plages de sable blanc: pas de béton, pas L’Australie dispose de fonds marins parmi les plus beaux du monde.©Coralie Gld de macadam! Fremantle, une petite ville de la côte ouest, m’a aussi bien plue. On a l’impression d’être en Normandie.» Constance est rentrée en France aujourd’hui. «Tout le monde dit ‘tu en reviendras changée’, ce que je ne pensais pas une seconde. Mais aujourd’hui, je sens bien que mes rapports aux autres sont différents. Si je n’ai plus envie d’aller à l’autre bout du monde, cette année a permis de changer mon regard et de trouver une exaltation même dans des expériences quotidiennes.» Marcel Proust écrivait: «Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.» Les détenteurs d’un working holiday visa australien acquiesceront certainement. La rédaction vous conseille En Australie, un étudiant handicapé teste la solidarité des passants  Étudier à Sydney: des grandes écoles dans un cadre idyllique  Jusqu’à 42.000 dollars pour une année d’études à l’étranger  Résultats BAC & Brevet 2016 Retrouvez tous les résultats du BAC 2016 Retrouvez tous les résultats du Brevet 2016 Un ancien «grand sorcier» du Ku Klux … Au Cambodge, il sauve des vies en …

Au Cambodge, il sauve des vies en recyclant de vieux savons

Au Cambodge, il sauve des vies en recyclant de vieux savons

Samir Lakhani écume les salles de bain de tous les hôtels cambodgiens à la recherche de morceaux de savons usagés. Il les recycle puis les distribue gratuitement dans les écoles. Samir Lakhani est un homme pressé. Entre sa vie d’étudiant tout juste achevée à Pittsburgh aux États-Unis et son ONG «Eco soap bank» au Cambodge, il nous raconte les prémices de son idée . «Je suis arrivé en touriste au Cambodge il y a 4 ans, je n’en suis jamais vraiment reparti! sourit-il. J’ai beaucoup travaillé avec les ONGs spécialisées dans l’éducation jusqu’à ressentir le besoin de créer un projet moi-même». Son idée? Recueillir les savons usagés de tous les hôtels du pays, les recycler, créer d’artisanales briques multicolores et les distribuer dans les écoles et les villages les plus reclus du pays. «J’ai vu tellement de parents laver leurs enfants avec du détergent industriel en travaillant dans ces villages. Les gens se lavent très mal, ou ne se lavent jamais. D’où l’idée de les y aider en proposant des savons accessibles à tous. Personnellement, je n’avais pas les moyens d’acheter de grandes quantités pour les redistribuer, alors je me suis demandé ‘où vont les savons des hôtels, utilisés une ou deux fois?’ Eh bien ils vont à la poubelle!». Voilà le principe de base , encore faut-il établir un réseau de distribution et d’information capable de s’enfoncer dans la jungle à l’ouest du pays, sur les pistes sableuses du Nord ou dans la nature flamboyante du Sud. «Mon plus gros défi, c’est d’atteindre les villages les plus inaccessibles. Il faut parfois des heures de forêt ou de boue pour gagner les villages oubliés du pays.»

«Je rêve de pouvoir livrer toutes les écoles du pays en savons.»Samir Lakhani, créateur de l’ONG Eco soap bank

Samir, heureusement, a des accointances avec nombre d’ONGs du pays, et se sert de leurs réseaux. «La logistique est la suivante: j’ai trois centres de recyclage dans le pays, où une trentaine de Khmers (habitants du Cambodge, ndlr) travaillent. 227 hôtels dans le pays nous refourguent des cargaisons de morceaux de 230 hôtels sont partenaires de Eco soap bank pour livrer des savons usagés. ©ecosoapbank.org savons que nous recyclons. Les hôtels se sentent impliqués dans le développement de la justice sociale dans leur pays, ils nous aident à fond. Ensuite, il y a tout un réseau de femmes que je fais travailler dans les communautés pour vendre à très bas prix les savons. Elles gagnent leurs vies en aidant leurs villages.» Une partie des savons est donc vendue, après des études de marchés pratiquées sur les villages pour connaître les tarifs les plus adéquats. Cela peut aller de 10 à 40 centimes d’euros selon la taille du savon et les revenus des villageois. Les écoles bénéficient, elles, de livraisons gratuites. «À terme, j’aimerais pouvoir livrer toutes les écoles du pays, sans exception. Cela permet aux jeunes de s’éduquer aux bases de l’hygiène. C’est mon rêve.»

«Les gens sont infestés par les parasites et le détergent les rend aveugles.»Samir Lakhani

Certains jeunes n’ont jamais vu de savon de leur vie. ©ecosoapbank.org 600.000 personnes ont déjà reçu un savon d’Eco soap bank La relation à l’hygiène est alarmante dans ce pays décimé par les Khmers rouges de Pol Pot. «Les gens meurent de diarrhées, de typhoïdes, ils sont infectés par les parasites. Le détergent contient des produits chimiques qui peuvent les rendre aveugles. Bon nombre d’entre eux n’ont jamais vu de savon de leur vie» Son challenge répond à une urgence humanitaire. «600.000 personnes ont reçu nos savons jusque-là. Nous Samir Lakhani doit rééduquer les jeunes à l’hygiène de base. ©ecosoapbank.org avons des partenariats avec plus de 200 écoles. Plus les hôtels nous suivront, et plus nous avancerons.» Le gouvernement est prêt à mettre la main à la pâte pour aider à transporter les savons de Samir. «Tous les jours, je vois des destins se transformer. La semaine dernière, une femme a pu emmener son enfant malade à l’hôpital grâce à l’argent qu’elle retire de la vente des savons. Pour elle, c’est à la fois une façon de faire vivre sa famille, mais aussi de rendre son village plus propre!». Comme pour toute ONG, l’objectif final pour Samir serait de laisser les locaux gérer entièrement son affaire. «Il faut savoir partir, mais ce n’est pas encore le moment, nous avons tellement à développer! Et puis je suis le seul Américain sur les 30 employés.» Si vous voulez en savoir plus ou aider Samir, voici le site de son ONG. »»» Retrouvez les acteurs et initiatives du changement sur Figaro demain. La rédaction vous conseille Cambodge: des écoles pour devenir guérisseur  Quand la jeunesse française s’expatrie chez les Khmers  Trois jeunes chrétiens à la rencontre des exclus des quatre coins du monde  Résultats BAC & Brevet 2016 Retrouvez tous les résultats du BAC 2016 Retrouvez tous les résultats du Brevet 2016 Visa vacances-travail en Australie: …

L’inventeur James Dyson crée sa propre université d’ingénieurs

L’inventeur James Dyson crée sa propre université d’ingénieurs

L’inventeur britannique de l’aspirateur sans sac va investir 15 millions de livres sterling pour former des ingénieurs compétitifs au niveau international. «Nous sommes en compétition mondiale avec la Corée, le Japon, Taïwan et Singapour. Ce sont toutes des nations technologiques majeures et nous devons être meilleurs qu’elles». C’est ainsi que l’inventeur James Dyson, créateur entre autres de l’aspirateur sans sac et de sèche-mains par propulsion d’air mondialement connus, a justifié sa dernière création, un institut de technologie visant à former des ingénieurs. L’inventeur britannique milliardaire, aujourd’hui âgé de 69 ans, va investir 15 millions de livres sterling sur les cinq prochaines années. L’objectif est d’accueillir 6 000 étudiants dans son «Dyson Institute of Technology» d’ici à 2020, comme l’explique cet article du Guardian . «La pénurie d’ingénieurs est un véritable problème en Amérique et en Europe, et commence à devenir un problème au Japon, a expliqué l’inventeur. Nous avons un appétit insatiable pour de bons ingénieurs et notre cursus leur enseignera l’ingénierie pendant qu’ils travailleront sur des projets réels, plutôt que d’apprendre des principes abstraits dans le milieu universitaire.»Des étudiants «diplômés avec un emploi garanti et aucune dette» L’institut de technologie de James Dyson sera basé dans les locaux Dyson de la petite ville de Malmesbury, dans le comté de Wiltshire, où les 25 étudiants de la première promotion qui fera sa rentrée en septembre 2017, se mêleront aux employés de l’inventeur. Ainsi, les étudiants ne payeront aucun frais de scolarité, mais seront au contraire payés pour travailler aux côtés des ingénieurs professionnels de l’entreprise. Un jour par semaine, les étudiants iront néanmoins suivre des cours à l’université de Warwick, qui leur délivrera leur diplôme à la fin de la formation de quatre années. «Une des attractions de ce cours est qu’il est gratuit, et que les étudiants seront diplômés avec un emploi garanti et aucune dette» affirme ainsi James Dyson. Le ministre de l’enseignement supérieur britannique, Jo Johnson, estime que le Dyson Institute of Technology «offrira non seulement aux étudiants la possibilité d’étudier des programmes de pointe, mais qu’il jouera également un rôle essentiel dans l’éducation de la prochaine génération d’ingénieurs». L’inventeur est décidément très engagé dans l’éducation supérieure. Alice Gast, présidente du très prestigieux Imperial College de Londres, nous annonçait en octobre la création d’une école de design au sein de son institution, créée en partenariat avec James Dyson. L’école portera d’ailleurs son nom. La rédaction vous conseille Le fauteuil roulant de ces étudiants intéresse James Dyson  L’invention d’un jeune diplômé pour cuisiner et faire la vaisselle avec un seul bras valide  Un étudiant invente une couveuse low-cost et remporte 37.500 dollars  Résultats BAC & Brevet 2016 Retrouvez tous les résultats du BAC 2016 Retrouvez tous les résultats du Brevet 2016 Au Cambodge, il sauve des vies en …

La directrice de l’Esade à Barcelone : « Les lycéens français ont appris à débattre »

La directrice de l’Esade à Barcelone : « Les lycéens français ont appris à débattre »

INTERVIEW – Eugenia Bieto est directrice générale de l’Esade, une des meilleures écoles de commerce espagnoles. Elle accueille des candidats du monde entier et beaucoup de Français. Fondée en 1954, l’Esade est une école de commerce espagnole privée qui propose des formations en droit et en management. Son campus de Barcelone est particulièrement attractif pour les étudiants étrangers. Reconnue à l’international, elle est 9ème au classement mondial des masters en management du Financial Times et 5ème au classement européen 2015. Elle bénéficie d’un accord avec HEC. À l’instar des écoles jésuites de Catalogne, l’Esade veut instaurer la classe inversée. Le Figaro Etudiant – Quelle formation proposez-vous aux étudiants français? Après le bac, nous proposons un BBA (bachelor of business administration), en quatre ans, en espagnol/anglais ou en catalan/anglais. L’admission se fait en fonction des notes de seconde, première et terminale, ainsi que d’un test en anglais. La scolarité coûte 16 000 euros par an. Mais nous offrons des bourses (au minimum 50 % des frais de scolarité) en fonction du mérite et des besoins. En 2016-2017, nous avons accordé 262 bourses. Les aides sont particulièrement destinées aux élèves du BBA, qui en ont le plus besoin, moins pour ceux de master.

«Les candidats des lycées français de l’étranger sont excellents»Eugénie Bieto, directrice de l’Esade

Quel est le niveau des bacheliers français qui viennent étudier chez vous? Je trouve en particulier que les élèves des lycées français de l’étranger sont excellents. J’ai d’ailleurs moi-même fait toute ma scolarité dans un lycée français en Espagne. Ils sont surtout bons en maths, mais pas seulement. Ils ont aussi appris à débattre, argumenter. Nous souhaitons d’ailleurs développer des cours de rhétorique à l’école. Car un manager doit apprendre à convaincre. Comment sélectionnez-vous au niveau master? Nous faisons passer aux candidats le test Gmat et nous examinons le dossier scolaire. Nous pouvons proposer 5 masters entièrement en anglais: marketing, finance, innovation, management et management international. Avec HEC, nous faisons partie du CEMS, qui regroupe l’élite des écoles de commerce mondiales. La scolarité coûte 26 000 euros par an. C’est plus cher qu’en BBA, mais cela se justifie plus. Ce sont des étudiants qui vont rapidement travailler et bien gagner leur vie.

« Nous investissons 10 millions d’euros pour instaurer la classe inversée afin de nous adapter à la demande des entreprises»Eugenia Bieto, directrice générale de l’Esade

Quel est l’intérêt de venir étudier à Barcelone, sachant que le taux de chômage y est particulièrement élevé? La plupart des étudiants qui viennent chez nous cherchent une carrière internationale, en Asie et aux Emirats arabes unis notamment. Les salaires y sont élevés, et les conditions de vie tellement incroyables. Ce qui ne les empêche pas de revenir vivre chez eux par la suite. Beaucoup vont travailler dans la finance, à Londres notamment, dans le conseil chez Mc Kinsey par exemple, ou dans le marketing. Nous avons des accords avec L’Oréal. Certains choisissent aussi de créer leur entreprise. L’Esade Business Angels Network (ESADE BAN) a reçu le prix de meilleur réseau de business angels privés en Europe. Les start-ups sont concentrées à Creapolis, où investisseurs, étudiants et institutions sont réunis. Comment faites-vous évoluer votre manière d’enseigner? Nous sommes en train de mettre en place la classe inversée. Les élèves apprendront chez eux, et feront des exercices d’application en classe. C’est une nouvelle manière de travailler, qui est déjà effective dans des écoles jésuites catalanes, via la Fundació Jesuïtes Educació [l’Esade est une institution jésuite, NDLR]. Nous avons commencé par une classe pilote et cela marche. Mais cela demande un gros investissement: vidéos, Mooc, livres, articles, nouveau design des classes… Nous investissons dix millions d’euros. Les étudiants ont changé et les entreprises attendent d’eux une nouvelle manière de travailler.
Quel est l’intérêt des labels pour une école de commerce comme la vôtre? Nous avons trois labels internationaux: Equis, AACSB, et Amba. AACSB, par exemple, est très connu aux États-Unis. Ce sont des labels qui nous obligent à nous améliorer en permanence. Je fais partie des équipes qui auditent les écoles. Et nous les aidons beaucoup. L’aspect responsabilité sociale d’Equis nous oblige à avoir une réflexion. Cela nous professionnalise, nous force à penser à notre stratégie. Ils nous permettent d’attirer les meilleurs enseignants étrangers, qui viennent uniquement dans les écoles où la recherche est importante. La rédaction vous conseille Alice Gast, présidente de l’Imperial college: «Les étudiants français sont excellents en maths»  Brexit: vers une immigration ultraélitiste pour les étudiants étrangers  Étudier à l’étranger: il est «urgent» que la France développe son offre de formation  Résultats BAC & Brevet 2016 Retrouvez tous les résultats du BAC 2016 Retrouvez tous les résultats du Brevet 2016 Au Cambodge, il sauve des vies en …